Européennes: Jadot confirme exclure une liste commune avec Hamon
Yannick Jadot, désigné mi-juillet tête de liste EELV pour les européennes de 2019, confirme dimanche exclure une liste commune...

Européennes: Jadot confirme exclure une liste commune avec Hamon

Yannick Jadot, désigné mi-juillet tête de liste EELV pour les européennes de 2019, confirme dimanche exclure une liste commune...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Yannick Jadot, désigné mi-juillet tête de liste EELV pour les européennes de 2019, confirme dimanche exclure une liste commune avec le mouvement Génération.s de Benoît Hamon, pour privilégier une ligne écologiste "claire", mais le porte-parole d'EELV Julien Bayou espère pouvoir en "rediscuter".

"L’élection européenne est le seul scrutin où les électeurs votent par conviction. C’est un vote de clarté. Notre priorité est de rassembler les écologistes autour d’une ligne claire, pas de faire de la vieille politique avec ses accords d’appareils et ses confusions", estime M. Jadot dans le Journal du Dimanche, interrogé pour savoir s'il exclut une telle possibilité.

S'il avait finalement soutenu Benoît Hamon lors de la présidentielle, il remarque qu'il existait alors "une possibilité de faire gagner (les) idées" écologistes. Mais "l’échec a été assez retentissant. Il n’est pas interdit d’apprendre de ses erreurs", dit-il.

Yannick Jadot s'était allié avec Benoît Hamon après de longs débats lors de la dernière présidentielle, qui avait vu le vainqueur des primaires organisées par le Parti socialiste éliminé au premier tour. Yannick Jadot avait ces derniers mois assuré avoir tiré les leçons de cet "échec" et ne pas compter s'allier au leader du mouvement Génération.s.

Quelques jours avant sa désignation mi-juillet pour conduire la liste EELV aux européennes, Benoît Hamon assurait néanmoins encore que "le fil n'(était) pas coupé", et plaidait pour une liste commune.

Et le porte-parole d'EELV, Julien Bayou, a réagi dimanche en disant "espér(er) qu'on pourra éventuellement rediscuter" de la décision de Yannick Jadot.

"Benoît Hamon a été notre candidat à la présidentielle. Moi, il se trouve que je suis élu avec lui au Conseil régional (d'Ile-de-France, NDLR), je peux vous dire qu'on est raccord sur tous les sujets, je pense aux transports, à Europa City, donc je pense qu'on devrait faire avec toutes celles et ceux qui se réclament écologistes", a-t-il défendu sur franceinfo.

Pour lui, exclure la possibilité d'une liste avec Benoît Hamon en raison de son score à la présidentielle (6%) est "sévère parce que malheureusement (il) n'est pas comptable de son score": "il a gagné une primaire sur un discours très écologiste et il s'est retrouvé le candidat d'un parti qui ne partageait pas ses idées", analyse Julien Bayou. Donc ce score "ne reflète pas la puissance de ses idées".

Sur la liste EELV, que Yannick Jadot souhaite ouverte à la société civile, le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, qui "a parfaitement géré le dossier des réfugiés", doit être "aux avant-postes", souhaite de son côté M. Jadot, en précisant que les noms seront dévoilés "d'ici à l’automne".

Il confirme en outre son objectif d'obtenir 15% des voix lors du scrutin européen, car "jamais l’écologie n’aura autant irrigué la société, les entreprises, les initiatives citoyennes".

Les ​écologistes doivent se retrouver à Strasbourg du 23 au 25 août, pour des Journées d’été européennes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Européennes: Jadot confirme exclure une liste commune avec Hamon
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le