Européennes : Jadot (EELV) appelle à reconnaître les « échecs actuels » de l’UE
La tête de liste EELV pour les européennes Yannick Jadot a dit vendredi ne pas "rester sourd" aux "échecs actuels" de l'UE, sur...

Européennes : Jadot (EELV) appelle à reconnaître les « échecs actuels » de l’UE

La tête de liste EELV pour les européennes Yannick Jadot a dit vendredi ne pas "rester sourd" aux "échecs actuels" de l'UE, sur...
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La tête de liste EELV pour les européennes Yannick Jadot a dit vendredi ne pas "rester sourd" aux "échecs actuels" de l'UE, sur le chômage des jeunes, l'écologie ou les flux migratoires, appelant à retrouver le "courage" de ses fondateurs.

"Il n’y a pas de nécessité plus impérieuse que l’Europe", a d'abord lancé l'eurodéputé, louant un rempart "face à un modèle de développement qui explose les limites de la planète", "face au terrorisme" ou encore face "à Trump, Poutine, Erdogan", et "face à Orban" ou "au monstre Salvini".

Mais "reconnaître la puissance de cette aventure européenne, ce n’est pas rester sourd à ses échecs actuels", a affirmé la tête de liste du scrutin de mai prochain devant des militants EELV réunis à Strasbourg pour les universités d'été du parti.

"Beaucoup de nos concitoyens ont mis l’Europe en examen. Certains l’ont déjà condamnée. Comme leur en vouloir ?", a demandé le dirigeant écologiste. "C'est cette Union qui laisse un jeune sur cinq au chômage, un sur trois en Italie et en Espagne, un sur deux en Grèce", a énuméré l'eurodéputé, assurant partager "ce ressentiment", mais "pas vis à vis de l’Europe", et plutôt envers des "dirigeants euro-lâches, euro-fainéants qui (...) ont jeté l’Europe dans les bras du marché et finalement des populistes".

Dans ce discours de lancement de campagne, il a d'abord fustigé "la musique de ceux qui veulent faire du scrutin européen un autre scrutin national" ou "la revanche de 2017".

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a promis jeudi de faire du scrutin européen un "référendum anti-Macron", tout en souhaitant une coordination des partis de gauche dans plusieurs pays.

"Le néolibéralisme comme horizon, l’austérité comme solution, la technocratie comme méthode ont rendu notre Union inefficace et nos institutions détestables", a poursuivi Yannick Jadot, dénonçant "le beau discours" sur une "Europe qui protège" prononcé par Emmanuel Macron à Strasbourg, pour ensuite "milite(r) pour les accords de libre-échange".

Déplorant un "vieux monde ripoliné, où l’écologie et la solidarité sont des mots valise", l'eurodéputé a appelé à "retrouver le courage de nos pères fondateurs".

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