Européennes : Jadot se voit tête de liste EELV et vise 15% des suffrages
Le député européen EELV Yannick Jadot a déclaré lundi avoir "envie" d'être tête de liste nationale EELV pour les élections...

Européennes : Jadot se voit tête de liste EELV et vise 15% des suffrages

Le député européen EELV Yannick Jadot a déclaré lundi avoir "envie" d'être tête de liste nationale EELV pour les élections...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le député européen EELV Yannick Jadot a déclaré lundi avoir "envie" d'être tête de liste nationale EELV pour les élections européennes de 2019 et pense pouvoir "atteindre les 15% des suffrages".

"Si vous me demandez si j'ai envie (d'être tête de liste nationale EELV), la réponse est oui", affirme lundi Yannick Jadot dans Libération car "L'Europe et l'écologie, ce sont mes combats de toujours".

Le député européen rappelle cependant que "ce sont les militants qui décideront" et auront "le dernier mot".

"Moi je pousse très fort pour que la désignation interne se fasse avant l'été, à la mi-juillet", ajoute-t-il, alors que les candidats à la liste EELV avaient jusqu'à dimanche soir pour se faire connaitre en interne.

"Nous pouvons atteindre les 15% des suffrages en (juin) 2019, et une quinzaine d'élus" affirme M. Jadot, indiquant que "les écolos ont 80% de la majorité culturelle dans notre pays", sur des sujets comme le glyphosate, les abattoirs ou encore les poules en cage.

Le député européen réaffirme sa volonté qu'il n'y ait pas d'alliance avec d'autres partis français, car "cela ne pourrait que créer de la confusion".

"La majorité des écologistes refusent de se plonger dans des petits arrangements à l'ancienne pour savoir qui sera leader de la gauche de la gauche en France" soutient-il.

Entre un Benoît Hamon qui "zigzague pour trouver sa place à gauche" et des communistes qui n'auraient pas le même rapport "à l'écologie, notamment sur le nucléaire", M. Jadot estime qu'il n'existe "aucune raison de se lancer dans des discussions".

Yannick Jadot et Benoît Hamon s'étaient alliés après de longs débats lors de la dernière présidentielle qui a vu le vainqueur des primaires organisées par le Parti socialiste éliminé au premier tour. Le député EELV affirme avoir "tiré les leçons de cet échec" et ne compte pas s'allier au leader du mouvement Génération.s.

Une alliance avec Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui est "sur une autre pensée politique que la nôtre, une forme de nationalisme-étatique", n'est pas non plus à l'ordre du jour selon le député qui déplore que le leader de la France Insoumise veuille faire du "combat européen le combat contre Macron".

"Le Parlement européen est une institution suffisamment importante pour qu'on se batte pour lui, et juste pour lui", "pas pour prendre sa revanche après une élection présidentielle française".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le