La République en marche a sauvé les meubles dimanche pour son premier test électoral depuis deux ans et préserve ses espoirs de poursuivre...
Européennes: la République en marche préserve sa force d’attraction
La République en marche a sauvé les meubles dimanche pour son premier test électoral depuis deux ans et préserve ses espoirs de poursuivre...
Par Jérémy MAROT
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La République en marche a sauvé les meubles dimanche pour son premier test électoral depuis deux ans et préserve ses espoirs de poursuivre autour du parti présidentiel la recomposition politique, avec en ligne de mire les municipales de 2020.
Deuxième, à moins d'un point du Rassemblement national, mais surtout très loin devant les partis de gouvernement traditionnels (Les Républicains et le Parti socialiste) qui totalisent moins de 15% des voix à eux deux, La République en marche s'est dégagé l'horizon même si elle devra compter avec la pression des écologistes d'EELV (13,5%).
Après les européennes, se profile un toboggan de scrutins, quasiment tous les six mois: municipales en mars 2020, sénatoriales en septembre 2020, puis départementales et régionales en 2021, avant la présidentielle et les législatives de 2022.
"Tout ça est un jeu de dominos", avait prévenu avant le rendez-vous de dimanche le numéro 2 de LREM Pierre Person, quand le numéro 2 Stanislas Guerini convenait qu'il en allait "de la capacité d'attraction du parti".
Lundi, M. Guerini s'est refusé à "tirer trop de conclusions", appelant à "ne pas confondre élections européennes et municipales", notamment car "beaucoup d'électeurs ont eu un vote utile et il faut le respecter".
"Mais je dresse aussi le constat que La République en marche s'est implantée durablement dans le paysage politique. Et que le clivage progressistes/nationalistes n'est pas une invention mais une réalité dans notre pays, surtout quand on voit l'état de délabrement des deux forces politiques qui ont gouverné avant nous", ajoute-t-il auprès de l'AFP.
Dans cette perspective, il a appelé à "continuer l'élargissement de la majorité, continuer le rassemblement des forces progressistes dans le pays, y compris au moment des municipales".
L'idée est de faire perdurer l'alliance avec le MoDem, Agir et le Mouvement radical qui a prévalu lors des Européennes, tout en grappillant encore à gauche comme à droite. Des cadres du parti ont ainsi publiquement regretté dimanche soir l'absence d'accord avec l'UDI aux européennes.
Résultats définitifs des élections européennes en % des voix et en nombre de députés élus par principales listes en France
AFP
L'effondrement surprise des Républicains a aussi aiguisé les ambitions. "On va avoir plein de nouveaux copains avec qui discuter", raillait ainsi dimanche un poids lourd du parti présent lors de la soirée électorale à la Mutualité.
- "Démarche positive" -
Vainqueurs des municipales de 2014, Les Républicains joueront effectivement gros en 2020. Le refus de certains maires de droite modérée (Christian Estrosi à Nice, Jean-Luc Moudenc à Toulouse, Arnaud Robinet à Reims...) d'endosser la liste de la majorité présidentielle aux européennes avait suscité des déceptions.
D'autant plus que LREM avait posé en préalable à toute négociation municipale l'appui à la liste, ou tout du moins l'absence de soutien à une autre liste.
"Beaucoup on été mis sous une contrainte très forte de la part de Laurent Wauquiez, de la part de leurs troupes localement", tempère la députée Marie Guévenoux, chargée à LREM de la préparation des municipales.
"Il faut voir ce qu'il se passe dans les prochains jours. On a besoin d'une démarche positive pour reconstruire le centre", ajoute-t-elle, en invitant à mesurer "le niveau de décibels" déployé par ces maires pour exprime leur soutien.
"Pour beaucoup d'entre eux, cela fait deux ans qu'ils sont mal à l'aise avec la ligne politique suivie, deux ans qu'ils cohabitent difficilement avec une partie de leurs dirigeants, et maintenant il y a ce score... Les électeurs ressentent le même malaise qu'eux", insiste-t-elle.
LREM lorgnera aussi à gauche, alors que dès dimanche soir, le patron du PS Olivier Faure évoquait "l'échéance capitale" des municipales. Les 33% obtenus par la liste Loiseau à Paris ont ravi les pontes du parti, même si dans l'entourage d'Anne Hidalgo, on notait que les quelque 20% d'Europe Ecologie-Les Verts étaient "une excellente nouvelle" au vu de la fibre écologiste de l'actuelle maire.
La bascule vers les municipales se fera en tout cas rapidement. Cette semaine, M. Guerini enverra un courrier de remerciement aux élus locaux ayant soutenu la majorité aux européennes.
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