Européennes: la tête de liste RN se rend en Guyane, Martinique et Guadeloupe
Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux Européennes, se rend à partir de mardi en Guyane, Martinique et...

Européennes: la tête de liste RN se rend en Guyane, Martinique et Guadeloupe

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux Européennes, se rend à partir de mardi en Guyane, Martinique et...
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Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national aux Européennes, se rend à partir de mardi en Guyane, Martinique et Guadeloupe, pour "que les outre-mer ne soient pas laissés de côté", a-t-il annoncé lundi lors d'une conférence de presse.

La liste du Rassemblement national, qui sera dévoilée intégralement "fin mars ou début avril", contiendra au moins cinq personnes issues ou liées aux outre-mer, dont trois en position éligible", a précisé la présidente du parti, Marine Le Pen, présente à la conférence de presse.

Mme Le Pen ne se rendra pas elle-même sur place, "parce qu'il est important que notre tête de liste connaisse les outre-mer", où il n'est jamais allé, a-t-elle expliqué, espérant cependant "faire une tournée à Mayotte et à La Réunion".

Jordan Bardella ira parler défense de l'agriculture, problèmes d'immigration clandestine, pollution au chlordécone et invasion des algues brunes sargasses.

Voulant "faire entendre nos compatriotes ultramarins trop longtemps ignorés", Jordan Bardella a dénoncé "l'absence totale de considération et d'attention" de l'Union européenne pour les outre-mer.

Dans son programme pour une "Alliance des nations européennes", le RN propose notamment que chaque territoire ultramarin puisse "s'associer" directement, après consultation des populations locales, aux institutions européennes.

Il prévoit aussi d'appliquer une "exception +agriculturelle+" afin que "l'agriculture sorte des traités de libre-échange", de sanctuariser les aides de la PAC pour les outre-mer, de réinstaurer les quotas sucriers, de sécuriser les zones économiques exclusives (ZEE), d'arrêter les aides européennes internationales pour les produits qui concurrencent des produits locaux, ou encore de déployer les moyens de l'agence européenne de garde-frontières Frontex "en complément de l'action de l'État et à sa demande".

"J'ai un programme qui ne conçoit pas l'outre-mer comme une charge", a insisté Marine Le Pen, et "je suis aussi la seule qui expose que l'immigration n'est pas une fatalité".

Outre la Guadeloupéenne Christiane Delannay-Clara, conseillère municipale de Saint-François, déjà présentée en janvier, un autre candidat lié aux outre-mer, André Rougé, 57 ans, a été officiellement intronisé.

"L'outre-mer est entré dans mon cœur", a expliqué ce "consultant en entreprises" longtemps proche de Jacques Chirac et Alain Juppé, qui a été notamment chargé de campagne outre-mer de Jacques Chirac pendant la présidentielle de 1995 et conseiller des ministres des Outre-mer Dominique Perben et Jean-Jacques de Peretti.

Rallié à Marine Le Pen "après l'électrochoc du 13 novembre 2015", il estime qu'au fil du temps "les convictions de certains de mes mentors et compagnons se sont délités", et que Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron n'ont "plus de visions pour l'outre-mer".

Au premier tour de la présidentielle de 2017, Marine Le Pen n'est arrivée en tête dans aucun des territoires ultramarins, mais s'est placée en deuxième position dans la majorité d'entre eux, totalisant le plus grand nombre de voix sur l'ensemble des outre-mer. Elle a obtenu notamment 24% des voix en Guyane. Aux Antilles, elle a réalisé une hausse historique de 8 points en Guadeloupe (13,51% des voix), et de 6 points en Martinique (11%). Au second tour, elle a obtenu 35,11% des voix en Guyane, 24,87% en Guadeloupe, 22,45% en Martinique.

Lors des Européennes de 2014, le FN avait obtenu 14% des voix en Guyane, 8,6% en Guadeloupe et 4,4% en Martinique.

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