Européennes : Le Front national souhaite un rassemblement « d’euro-combatifs »
Sébastien chenu, député du Nord et porte-parole du Front national, était l’invité de Territoires d’Infos,  lundi matin, sur Public Sénat. Interrogé sur les européennes, il indique que le Front national souhaite ouvrir « très largement » leur liste.

Européennes : Le Front national souhaite un rassemblement « d’euro-combatifs »

Sébastien chenu, député du Nord et porte-parole du Front national, était l’invité de Territoires d’Infos,  lundi matin, sur Public Sénat. Interrogé sur les européennes, il indique que le Front national souhaite ouvrir « très largement » leur liste.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Aux dernières élections européennes de 2014, aucune alliance n’avait été réalisée entre les différentes mouvances d’extrême-droite.

Cette fois-ci, il semblerait que le Front national change de stratégie : « Il faut ouvrir très largement notre liste aux élections européennes » déclare Sébastien Chenu, député du Nord et porte-parole du Front national. « Nous, on ne cherche pas à faire de la tambouille, de la bidouille, on cherche à accueillir toutes celles et ceux qui partagent notre vision de l’Europe, qui sont euro-combatifs, qui veulent combattre l’Union européenne ».

Marine Le Pen a indiqué qu’elle ne serait pas tête de liste du parti. Qui prendra sa place ? « On a plusieurs possibilités. Ou quelqu’un de la maison, ou quelqu’un de l’extérieur. Je vous rappelle que le Front national, il y a déjà quelques années, a ouvert sa liste au petit-fils du général de Gaulle » commente le député, avant de préciser : « Pour la tête de liste ou le peloton de tête il faut ouvrir très largement notre liste. Il y aura des gens de différentes sensibilités politiques, et pas uniquement et forcément de la droite ».  

Le Front national devrait s’entendre et se mettre d’accord avec les potentiels autres partis qui s’allieraient avec lui pour les prochaines élections, afin de désigner leur tête de liste. « Ça ne peut pas être un parti politique qui écrase un autre, surtout pas un parti politique de plus petite importance » rappelle l’élu, faisant référence à Nicolas Dupont-Aignan.

Le député dresse un bilan des différentes sensibilités politiques vis-à-vis de l’Europe en France. Selon lui, il y a les « euro-soumis » représentés par les Républicains, les « euro-conquis », qui désignent les macronistes, les euro-ambigus, rattachés à Jean-Luc Mélenchon, et les euro-combatifs du Front national.

Une Europe carcérale 

Le Président de la République italienne vient de refuser de nommer un ministre de l’économie eurosceptique. « J’ai le sentiment que ce Président de la République outrepasse sa fonction. Les Italiens ont voté et trouvé un accord » réplique-t-il. « D’un autre côté, j’y vois la patte de l’Union européenne. Le scrutin n’a pas plu à l’Union européenne, et l’Union européenne fait pression contre les peuples encore une fois. C’est toujours la même chose, une Europe carcérale ».

« Nous on souhaite l’Europe des nations, (…) une Europe dans laquelle les nations s’entendent librement, entre elles, sur des projets. Il n’y a pas besoin d’Europe supranationale, d’un gouvernement européen, d’une Commission européenne, qui vienne nous dire de façon condescendante comment on doit gérer nos politiques » conclut Sébastien Chenu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le

Paris: Crisis meeting at Elysee Palace with Macron and leaders of the majority
10min

Politique

Sénatoriales : confiants, Les Indépendants, à majorité Horizons, sont prêts à se rapprocher de la majorité de Gérard Larcher

Avec 20 sénateurs, dont 11 Horizons, le groupe des Indépendants espère « gagner des sièges » lors des sénatoriales, avance son président, Claude Malhuret. Avant de faire partie intégrante de la majorité sénatoriale ? Les choses dépendront des rapports de force au Sénat et de la présidentielle. Mais en Seine-Maritime, département d’Edouard Philippe, comme en Vendée, où Bruno Retailleau est candidat, Horizons et LR font déjà l’union.

Le

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
6min

Politique

François Ruffin tenté par la primaire du PS, mais rabroué par Raphaël Glucksmann : que disent les règles de participation à ce scrutin ?

François Ruffin espère participer à la primaire co-organisée par le Parti socialiste, une idée que laisse prospérer Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS. Présenté comme le favori de cette primaire, Raphaël Glucksmann défend le mode d'organisation actuel, et rappelle que le principe d’un scrutin limité à l’arc social-démocrate a été validé par un vote des militants socialistes.

Le

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la réaction de Sébastien Lecornu après les fuites sur le budget peine à convaincre au Sénat
7min

Politique

« Vraie fébrilité », « gigantesque mascarade » : la contre-attaque de Sébastien Lecornu, après les fuites sur le budget, interpelle au Sénat

La saisine de la procureure de Paris, après la divulgation dans la presse de pistes de travail, non arbitrées, sur la taxation de l’épargne salariale, a surpris au sein de la commission des finances du Sénat. Plusieurs sénateurs n’adhérent pas à la version de fuites qui auraient échappé au contrôle du gouvernement.

Le