Européennes: le refus de Dupont-Aignan « pas définitif » selon Le Pen
La présidente du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen a assuré lundi que les propos de Nicolas-Dupont-Aignan, qui refuse...

Européennes: le refus de Dupont-Aignan « pas définitif » selon Le Pen

La présidente du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen a assuré lundi que les propos de Nicolas-Dupont-Aignan, qui refuse...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

La présidente du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen a assuré lundi que les propos de Nicolas-Dupont-Aignan, qui refuse sa proposition de liste commune aux prochaines élections européennes, n'étaient pas "définitifs".

Le président de Debout la France a dans le même temps expliqué avoir dit non à la proposition de Marine Le Pen car pour lui, elle "met la charrue avant les boeufs": "qu'elle travaille" pour "clarifier" son projet, "et on se reverra", a-t-il dit sur Radio Classique.

Pour Marine Le Pen, "la question avec Nicolas Dupont-Aignan est une alliance, une alliance entre deux mouvements qui se sont retrouvés à l'élection présidentielle et qui (...) partagent, il faut le dire, le même constat et le même projet sur son rejet de l'UE".

"Je ne crois pas d'ailleurs que les propos de Nicolas Dupont-Aignan soient définitifs. Je ressens de sa part une crainte, en quelque sorte, d'être absorbé dans le mouvement Rassemblement national", a déclaré la députée du Pas-de-Calais sur France Bleu Nord.

"Ca n'est pas mon objectif", a insisté Mme Le Pen, disant envisager "ce départ commun aux élections comme la capacité de terminer la recomposition de la vie politique que nous avons théorisée, qu'Emmanuel Macron a enfourchée, pour pouvoir arriver en tête des élections européennes".

Nicolas Dupont-Aignan a de son côté rappelé que lors du second tour de l'élection présidentielle avait été scellé avec le FN "un contrat de gouvernement, sur des bases sérieuses, sur un écrit", et a glissé qu'"au débat de l'entre deux tours, (il) n'avai(t) pas retrouvé (ses) petits".

"Aujourd'hui j'entends parler de divorce. Non. Simplement, je crois être un homme politique sérieux et avant de parler d'union, il faut s'entendre sur quoi, sur un projet (...) J'ai dit non à la proposition de Marine Le Pen parce que je pense qu'elle mettait la charrue avant les boeufs", a-t-il dit.

"Tant que le nouveau Rassemblement national n'aura pas clarifié ses projets, ne me demandez pas de dire oui à un accord", a-t-il tranché: "moi je ne monte jamais dans un autocar tant que je ne connais pas le chauffeur, tant que je ne connais pas la destination, et l'itinéraire pour l'atteindre. Je dis à Marine Le Pen: qu'elle travaille, et puis on se reverra".

Dans une lettre ouverte datée de jeudi, la finaliste de la présidentielle 2017 affirme avoir proposé à son homologue souverainiste de figurer "aux deux dernières places" d'une liste commune aux européennes, en suggérant "de (se) rencontrer" pour travailler à l'élaboration d'une "charte commune". Une proposition qui, "même si ça part peut-être d'une bonne intention, n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu historique qui est devant nous", a répondu M. Dupont-Aignan dimanche.

Le porte-parole du RN Jordan Bardella a, lui, estimé sur Sud Radio que M. Dupont-Aignan "se laisse un peu de temps" et fait "peut-être monter les enchères".

Il a appelé à "une union nationale" dans le cadre des élections européennes, et rappelé que la porte ne "sera jamais fermée" à M. Dupont-Aignan. Il faut "transformer" ces élections "en un véritable référendum pour ou contre l'Union européenne", a-t-il aussi plaidé.

"On ne va pas s'acharner à avoir quelqu'un qui ne veut pas de nous", a réagi le député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot lundi sur RMC-BFMTV, jugeant "déplacé" ces "batailles d'appareil" et "petits calculs". Le compagnon de Marine Le Pen a cependant dit espérer qu'il "reviendra à de meilleurs sentiments".

jl-jpa-cdu-ggy/mat/it

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique » de Julia Bracher
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Les époux Rosenberg, les espions qui ont divisé l’Amérique

C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.

Le

Européennes: le refus de Dupont-Aignan « pas définitif » selon Le Pen
5min

Politique

« On m’a posé douze implants le même jour, une souffrance qu’on ne peut pas décrire » raconte cette victime d’un centre dentaire « low-cost »

En 2015, pour son passage à la retraite, Christine Teilhol, souhaite s’offrir un nouveau sourire. Éblouie par des tarifs attractifs d’un centre dentaire qui vient d’ouvrir, cette ancienne technicienne de laboratoire va tomber dans le piège d’un escroc et découvrir les limites de la médecine « low-cost ».

Le

Paris French President Emmanuel Macron closing speech at the national convention on mental health
5min

Politique

SERIE D’ETE – Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? La santé mentale, Grande cause nationale

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce quatrième épisode : la santé mentale, Grande cause nationale de 2025 et de 2026.

Le