En déplacement vendredi dans le Béarn, fief de François Bayrou, la tête de liste de la majorité Nathalie Loiseau entend illustrer à neuf jours...
Européennes: Loiseau à Pau dans un climat d’entente parfaite avec le MoDem
En déplacement vendredi dans le Béarn, fief de François Bayrou, la tête de liste de la majorité Nathalie Loiseau entend illustrer à neuf jours...
Par Jérémy MAROT
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En déplacement vendredi dans le Béarn, fief de François Bayrou, la tête de liste de la majorité Nathalie Loiseau entend illustrer à neuf jours du scrutin l'entente parfaite dans cette campagne avec le MoDem, dont l'expertise européenne est appréciée.
Il y a deux ans, La République en marche et le MoDem étaient au bord de la rupture, déchirés sur des questions d'investitures aux élections législatives. Le sujet s'était réglé au prix d'intenses négociations, alors qu'Emmanuel Macron venait tout juste d'accéder à la présidence.
Cette fois, promet-on en chœur, aucun nuage à l'horizon entre les deux alliés de la majorité, réunis au sein de la liste Renaissance pour ces élections européennes. Preuve en est, la journée de visites aux côtés de l'emblématique maire de Pau, entre domaine viticole, producteurs de miel ou de jambon en Béarn, où Mme Loiseau a par ailleurs des attaches familiales.
"C'est un climat excellent car tout le monde mesure l'enjeu et nous nous attachons à faire régner l'ambiance la plus mobilisatrice, donc amicale", assure ainsi à l'AFP le patron du MoDem François Bayrou.
"Je pense que cette fois on a trouvé la bonne tonalité, le bon équilibre entre nous", abonde le patron des députés MoDem Patrick Mignola, dont le groupe a parfois servi d'aiguillon et a cherché à peser face au mastodonte LREM, en vain, créant quelques frictions.
Le président du MoDem François Bayrou à Aachen, en Allemagne, le 10 mai 2018
AFP/Archives
Même les tractations pour les places éligibles - au moins six pour le MoDem - se sont déroulées dans le calme "car cette fois-ci, les principes étaient extrêmement clairs depuis le premier jour et ont été respectés sans la moindre anicroche", insiste M. Bayrou.
D'un point de vue opérationnel, les liens ont été resserrés grâce à des "points récurrents" autour du quatuor Stanislas Guerini - Pierre Person - François Bayrou - Marielle de Sarnez et des deux directeurs de campagne, Stéphane Séjourné côté LREM, Régis Lefebvre côté MoDem. Un bureau exécutif conjoint s'est tenu en mars et "a vocation à se répéter", selon M. Person, N.2 de LREM.
- "ADN commun" -
"Il n'y a pas de nuances entre le MoDem et LREM sur l'Europe", souligne le porte-parole de la campagne Pieyre-Alexandre Anglade en notant qu'au sein de ces deux formations résolument pro-européennes, "il y a une ambition et un ADN communs sur le projet".
"Je pense que jamais dans l'histoire l'enjeu d'une élection européenne n'a été aussi crucial que celui-là", martèle M. Bayrou, en appelant à une large mobilisation contre "des forces nombreuses, extrêmement puissantes qui se sont fixé comme objectif que l'Union européenne se dissolve".
Face à cela, "il n'y a qu'une réponse: l'engagement sans les arrière-pensées politiques habituelles", ajoute-t-il.
"Ce n'est pas une élection facile, ce n'est pas une bataille gagnée", insiste Mme Loiseau, qui souhaite "dire aux jeunes en particulier que c'est de leur avenir dont il est question, que ce n'est pas une élection qui ne compterait pas, ce n'est un coup à blanc".
A son arrivée à Pau, Mme Loiseau a aussi mis en avant "l'expérience de l'Europe" de M. Bayrou "qui nous permet de voir ce que nous devons à l'Europe et le risque qu'elle court aujourd'hui".
M. Bayrou est effectivement coprésident du Parti démocrate européen (PDE), membre du groupe centriste ALDE qui servira de socle au nouveau groupe qui sera créé après le scrutin. Mme de Sarnez a, elle, siégé 18 ans au Parlement européen avant d'être élue députée à l'Assemblée nationale en 2017.
Mais le MoDem est aussi depuis deux ans sous le coup d'une enquête qui a entraîné la démission du gouvernement en juin 2017 de M. Bayrou et Mme de Sarnez: la justice cherche à savoir si des collaborateurs parlementaires ont été en partie rémunérés par les fonds publics du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le parti.
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