Européennes: Marine Le Pen plaide pour « une liste de rassemblement »
La présidente du Front national Marine Le Pen plaide pour "une liste de rassemblement" aux élections européennes des "nationaux"...

Européennes: Marine Le Pen plaide pour « une liste de rassemblement »

La présidente du Front national Marine Le Pen plaide pour "une liste de rassemblement" aux élections européennes des "nationaux"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La présidente du Front national Marine Le Pen plaide pour "une liste de rassemblement" aux élections européennes des "nationaux" face aux "mondialistes" incarnés selon elle par Emmanuel Macron, dans un entretien vendredi au Monde.

"Il faut présenter une liste de rassemblement -ne serait-ce que parce que Macron, comme chef des mondialistes, va le faire-, avec tous ceux qui souhaitent sincèrement œuvrer pour la France et sont sur les mêmes options que nous", affirme l'ancienne finaliste de la présidentielle.

Au parti Les Républicains, "il y a sûrement une partie de personnalités et surtout d'électeurs qui sont opposés à ce que la Nation disparaisse au bénéfice d'une structure supranationale", selon la députée du Pas-de-Calais.

Le vice-président du FN chargé des Affaires européennes, Nicolas Bay, a cité jeudi l'ex-ministre LR Thierry Mariani, l'ancien député LR Nicolas Dhuicq, le maire LR de Maisons-Laffitte Jacques Myard, et le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson parmi les personnalités qui pourraient s'allier au FN aux européennes.

"Le Front national est arrivé au second tour de la présidentielle en réunissant un tiers des Français. Il est arrivé en tête aux dernières européennes. Evidemment, nous avons vocation à être un pôle de rassemblement", soutient Marine Le Pen.

Pour autant, elle "n'entend pas considérer une éventuelle alliance comme une structure où le FN est tout puissant".

Quant au président de LR Laurent Wauquiez, il "dit maintenant en partie la même chose que nous, mais "en refusant le moindre débat (avec le FN), il a démontré son insincérité", estime la dirigeante frontiste, qui lui avait tendu la main en vain cet automne.

M. Wauquiez a redit jeudi soir sur France 2 qu'il "n'y aura jamais d'alliance avec des élus du FN", mais qu'il souhaitait parler aux électeurs de ce parti et qu'il ne voulait "pas laisser le monopole du discours sur l'immigration à l'extrême droite".

Quant à une nouvelle alliance avec Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, qui s'était allié à elle au second tour de la présidentielle mais pas aux législatives, Marine Le Pen dit espérer se "mettre autour d'une table" avec lui "dans les mois qui viennent".

Sur la sortie de l'euro, qui n'est plus la priorité du FN, Mme Le Pen estime que la France "doit avoir une monnaie nationale" car "l'euro est un inconvénient absolument majeur pour (son) économie". Pour autant, elle souhaite d'abord sortir la France des accords de Schengen ("tout de suite") et traiter la question monétaire "en dernier".

"Toute cette Europe carcérale est un inconvénient majeur. Il faut bien se décider à un calendrier", explique-t-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le