Européennes: Nathalie Loiseau « prête » à conduire la liste de la majorité
La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau s'est dite "prête" jeudi à être tête de liste de la majorité présidentielle...

Européennes: Nathalie Loiseau « prête » à conduire la liste de la majorité

La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau s'est dite "prête" jeudi à être tête de liste de la majorité présidentielle...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau s'est dite "prête" jeudi à être tête de liste de la majorité présidentielle aux élections européennes de mai.

"Ce soir c'est vrai je suis prête à être candidate", a-t-elle déclaré dans "L'Emission politique" sur France 2, pressée de dire si elle allait mener la liste, à l'issue d'un face-à-face avec la cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen.

"Je ne sais pas ce qu'en pensera la majorité présidentielle parce qu'il y a des chefs de partis, je ne leur en ai pas parlé", a-t-elle dit.

"Les chefs de la majorité n'étaient pas au courant non plus voilà, ils peuvent choisir quelqu'un d'autre", a-t-elle ajouté.

La ministre était pourtant entrée sur le plateau en répétant une énième fois qu'elle n'était "pas candidate", avant d'inverser la dramaturgie à la fin de l'émission et de son échange avec Marine Le Pen.

"Madame Le Pen je voudrais vous dire bravo. Bravo parce que vous avez réussi à me faire changer d'avis", a-t-elle dit. "Je vous écoute depuis tout à l'heure parler d'une Europe qui ne me fait pas envie", a-t-elle poursuivi.

"Je n'ai pas envie que l'Europe de demain ressemble à celle que vous avez dessinée avec les nationalistes ultralibéraux qui sont vos amis. Moi j'ai envie d'une Europe du partage et pas de la division", a-t-elle martelé.

Marine Le Pen a riposté en traitant la ministre, ancienne directrice de l'Ecole nationale d'Administration (ENA), d'"hypertechnocrate".

"Vous défendez une Union européenne qui a laissé un saccage sur son passage. L'ultralibéralisme c'est vous qui le portez, les accords de libre échange c'est vous qui les défendez !", a-t-elle accusé.

Le chef des députés LREM, Gilles Le Gendre, a aussitôt salué la déclaration de Nathalie Loiseau dont le nom revenait avec insistance ces dernières semaines pour mener la liste de la majorité.

"Une bonne nouvelle n'a pas besoin d'être officielle : les députés @LarEm prêts à se mobiliser derrière @NathalieLoiseau et les 78 autres candidats qui porteront, seuls en France, un message exigeant et bienveillant pour la #RenaissanceEuropeenne proposée par @EmmanuelMacron", a-t-il tweeté.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Fighting Fake News
3min

Politique

La chroniqueuse pro-russe Xenia Fedorova visée par un arrêté d’expulsion du territoire français

La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.

Le

FRA – PARIS – CONSEIL CONSTITUTIONNEL
6min

Politique

Aide à mourir : les sénateurs socialistes présentent leurs observations au Conseil constitutionnel 

Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le