Européennes : « Nous voulons bâtir l’Europe des régions unies », martèle Jean-Marc Governatori

Créditée entre 0.5 et 1% d’intentions de vote aux prochaines élections européennes, le 9 juin prochain, celui qui ne veut pas résumer l’écologie à la gauche, appelle à une « coopération » entre les 242 régions européennes, pour donner à chacune une « autonomie » alimentaire et énergétique.
Alexis Graillot

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Parole aux « petites » listes ! Comme chaque jour, Public Sénat souhaite donner la parole aux « anonymes » de la campagne des élections européennes, absents des débats entre les principales têtes de listes.

Candidat à la tête de son mouvement Ecologie au centre, Jean-Marc Governatori souhaite, comme son nom l’indique, construire une écologie qui dépasse le clivage traditionnel entre la gauche et la droite. « L’écologie ne peut pas être au pouvoir avec EELV qui se cantonne à la gauche et à de mauvaises idées », défend l’homme politique.

« L’enjeu, c’est l’environnement, l’avenir de l’espèce humaine »

Défenseur d’un programme résolument centré sur l’écologie, le candidat malheureux à la dernière primaire écologiste, au cours de laquelle il n’avait récolté que 2.35%, présente l’enjeu environnemental comme « colossalissime ». « L’enjeu, c’est l’environnement, l’avenir de l’espèce humaine », scande-t-il.

« La seule solution c’est l’écologie au pouvoir en France et en Europe », plaide Jean-Marc Governatori, qui en profite pour torpiller ses anciens alliés écologistes : « Il faut faire gagner l’écologie, et l’écologie gagnera lorsqu’elle sera centrale et pas obsessionnelle sur l’islamogauchisme ou le féminisme ». « L’environnement c’est le plein emploi et la pleine santé », prône-t-il.

Installer une « maison des semences » au sein des 242 régions européennes

Elu local depuis trois ans, le candidat se veut partisan d’un renforcement du rôle des régions au sein de l’UE, en installant une coopération étroite entre ces dernières : « Nous souhaitons des régions qui coopèrent entre elles, respectueuses de l’écosystème et de l’animal, avec des personnes qui sont respectueuses et responsables ».

Erigeant le principe de responsabilité au cœur de sa philosophie, il estime que « c’est trop facile de faire comme les listes conventionnelles, de dire « c’est la faute aux immigrés », « c’est la faute aux riches », « c’est la faute de Bruxelles » ». « Chacun de nous a sa part de responsabilité dans sa façon de consommer, de traiter son corps, de voter, de transporter », soutient-il, jugeant « capital de dire aux personnes, pour qu’elles récupèrent leur pouvoir, qu’elles aient conscience de leurs coresponsabilités dans ce qui nous arrive ».

Partisan de l’installation d’une « maison des semences dans chacune des 242 régions européennes », Jean-Marc Governatori souhaite également une « remise en cause de la voiture électrique », et adopte une position intermédiaire sur les questions migratoires invitant à « être dans le monde réel », et « sortir des excès », qu’ils proviennent des écologistes ou du Rassemblement National.

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