Un nombre record de 33 listes ont été déposées pour les élections européennes qui se dérouleront le 26 mai et publiées samedi au Journal Officiel.
En 1999, dernier scrutin comparable avec une circonscription unique, 20 listes de 87 candidats avaient été déposées.
En 2014, 190 listes avaient été enregistrées dans huit circonscriptions, avec entre 19 listes en Outre-mer et 31 en Ile-de-France.
"C'est effectivement un record", a commenté pour l’AFP le politologue Stéphane Rozes, professeur à Science-Po et président de la société de conseils en stratégie Cap.
"L'écart très important entre l'Europe souhaitée et ce qu'est l'Union européenne (...) entraîne une crise de la représentation politique, qui entraîne à la fois une forte abstention et un éclatement des familles politique. D'où le nombre de listes", explique-t-il.
Les partis traditionnels testés dans les sondages représentent, à eux seuls, une quinzaine de listes. Trois listes sont liées du mouvement social des "gilets jaunes" : "Evolution citoyenne", "Alliance jaune" ou encore "Mouvement pour l'initiative citoyenne" qui entend organiser un référendum d'initiative citoyenne au niveau national et européen.
Plusieurs autres listes représentent notamment des intérêts catégoriels ou locaux, les européennes ayant régulièrement permis à des formations et mouvements plus ou moins structurés de se faire entendre.
A trois semaines du scrutin, les sondages pronostiquent un duel entre LREM et le Rassemblement national pour arriver en tête des élections.
Chaque liste doit être paritaire et compte 79 candidats, soit 74 sièges attribués à la France dans le nouveau Parlement européen, auxquels s'en ajouteront cinq si le Royaume-Uni sort de l'UE.
Il devrait donc y avoir, lundi, au total 2.607 candidats le 26 mai en France, après vérification de la validité des candidats par le ministère de l'Intérieur.
Voici les listes et leur numéro un :
- Lutte Ouvrière (LO)
Nathalie Arthaud
Principales têtes de liste françaises aux élections européennes
AFP
- Parti communiste (PCF)
Ian Brossat
- La France Insoumise (LFI)
Manon Aubry
- Générations (DVG)
Benoît Hamon
- Place publique/PS/Nouvelle donne (PS/PP/ND)
Raphaël Glucksmann
- Europe Ecologie Les Verts (EELV)
Yannick Jadot
- La République en Marche/MoDem (LREM/MoDem)
Nathalie Loiseau
- Les Européens - UDI (UDI)
Jean-Christophe Lagarde
- Les Républicains (LR)
François-Xavier Bellamy
- Debout la France (DLF)
Nicolas Dupont-Aignan
- Rassemblement national (RN)
Jordan Bardella
- Les Patriotes (DVD)
Florian Philippot
- Union Populaire Républicaine (DVD)
François Asselineau
- Evolution citoyenne (DIV)
Christophe Chalençon
- "Alliance jaune" (DIV)
Francis Lalanne
- Mouvement pour l'initiative citoyenne (DIV)
Gilles Helgen
- Urgence Ecologie (ECOL)
Dominique Bourg
- Une France royale au coeur de l'Europe (DIV)
Robert De Prevoisin
- La ligne claire (DIV)
Renaud Camus
- Parti pirate (DIV)
Florie Marie
- Démocratie représentative (DIV)
Hamada Traoré
- Parti des citoyens européens (DIV)
Audric Alexandre
- Liste de la reconquête (DIV)
Vincent Vauclin
- Parti fédéraliste européen (DIV)
Yves Gernigon
- Allons enfants (DIV)
Sophie Caillaud
- Décroissance 2019 (DIV)
Thérèse Delfel
- A voix égales (DIV)
Nathalie Tomasini
- Neutre et actif (DIV)
Cathy Corbet
- Parti révolutionnaire communiste (DIV)
Antonio Sanchez
- Espéranto
Pierre Dieumegard (DIV)
- Parti animaliste (DIV)
Hélène Thouy
- Les oubliés de l'Europe (DIV)
Olivier Bidou
- Union démocratique pour la liberté, égalité, fraternité (UDLEF)
Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.
Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.
Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.
Si la décision de la Cour de cassation dans quelques mois est déterminante sur la fin de la campagne de Marine Le Pen, la candidate devra aussi s’assurer que sa candidature passe le filtre de la validation du Conseil constitutionnel.