Européennes: Wauquiez (LR) ironise sur le retour de la « gauche plurielle » chez LREM
Le président des Républicains Laurent Wauquiez a qualifié vendredi la liste En Marche de "majorité de gauche plurielle", plaidant...

Européennes: Wauquiez (LR) ironise sur le retour de la « gauche plurielle » chez LREM

Le président des Républicains Laurent Wauquiez a qualifié vendredi la liste En Marche de "majorité de gauche plurielle", plaidant...
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Le président des Républicains Laurent Wauquiez a qualifié vendredi la liste En Marche de "majorité de gauche plurielle", plaidant lors d'un meeting à Bordeaux pour la "seule liste de droite et du centre" conduite par LR dans ces élections européennes.

Édouard Philippe, ex-membre de LR, a dénoncé à plusieurs reprises cette semaine la "droite du Trocadéro" qui "se paie de mots", en référence à un meeting de François Fillon en 2017.

"Quel étrange Premier ministre que celui-ci, qui donne tellement de leçons à tout le monde, lui qui a rejoint le président de la République en étant caché à l'arrière d'une voiture avec une couverture sur la tête, conduite par M. Benalla", a asséné M. Wauquiez devant environ un millier de personnes réunies au Palais des Congrès.

"Quand on est de droite, sa liste n'est pas soutenue par Cohn-Bendit, Élisabeth Guigou, Ségolène Royal et quelqu'un comme Pascal Canfin. Tout ceci ressemble de plus en plus à une nouvelle majorité de gauche plurielle beaucoup plus qu'à une liste de droite", a-t-il poursuivi.

"Que tous ceux qui en France partagent les idées de la droite et du centre fassent le choix de la seule liste qui fait un choix clair pour l'Europe et qui le fait en défendant les valeurs de la droite et du centre: celle des Républicains", a exhorté M. Wauquiez.

17e sur la liste LR et président du groupe LR au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Guillaume Guérin a reconnu une "porosité dans l'électorat de droite et de centre-droit" dans la région, particulièrement à Bordeaux.

"Y'a personne de la mairie de Bordeaux ?", a lancé, durant le meeting, un membre du public, en référence à l'absence du successeur d'Alain Juppé, Nicolas Florian. Était en revanche présent le président de Bordeaux métropole, Patrick Bobet.

A la tribune, le président de Chasse, Pêche, Nature et Traditions (CPNT) Eddie Puyjalons a rendu hommage à Laurent Wauquiez grâce à qui "la droite n'a plus à se taire, n'a plus à recevoir d'ordre pour dire ce qu'elle a à dire". Il a dénoncé les élus de droite et du centre "qui ont couru au son du pipeau de la Macronie, et Dieu sait qu'on a notre part en Nouvelle Aquitaine".

Deux élus de CPNT, parti associé à LR depuis 2012, figurent sur la liste de M. Bellamy pour ces européennes.

La tête de liste LR François-Xavier Bellamy a de son côté assuré que "rien [n'était] joué d'avance" dans ce scrutin, alors que LR est toujours distancé en troisième position par LREM et le RN dans les sondages.

"Nous avons été un peu les seuls dans cette campagne à défendre cette agriculture française", a par ailleurs jugé M. Bellamy.

"A notre droite comme à notre gauche on ne parle que de cricuits courts, petites qualités et grande qualité. On ne parle que du bio. C'est très important bien sûr". Mais "allez parler à Cognac de circuits courts, d'une agriculture qui se contenterait de nourrir les environs. Allez parler à Cognac, à des viticulteurs bordelais, de ce que serait une agriculture française qui renoncerait à exporter", a-t-il développé.

"Nous ne croyons pas, contrairement au RN, à LFI et aux écologistes, qu'il faille renoncer à produire". Mais "pour que cette compétition économique à laquelle nous croyons ait un sens", "encore faut-il que les règles soient les mêmes pour tous", au moyen d'une "stricte réciprocité" dans les échanges commerciaux, a-t-il plaidé.

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