Européennes: Wauquiez s’appuie sur les sarkozystes pour compléter la liste
Nadine Morano, Brice Hortefeux, Frédéric Péchenard: les soutiens historiques de Nicolas Sarkozy sont en bonne place parmi les...

Européennes: Wauquiez s’appuie sur les sarkozystes pour compléter la liste

Nadine Morano, Brice Hortefeux, Frédéric Péchenard: les soutiens historiques de Nicolas Sarkozy sont en bonne place parmi les...
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Par Baptiste PACE

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Nadine Morano, Brice Hortefeux, Frédéric Péchenard: les soutiens historiques de Nicolas Sarkozy sont en bonne place parmi les vingt candidats supplémentaires investis mercredi sur la liste des Républicains (LR) pour les européennes, premier test grandeur nature pour le président du parti Laurent Wauquiez.

Réunie mercredi au siège du parti, la Commission d'investiture (CNI) présidée par Eric Ciotti a largement approuvé les vingt noms proposés pour la liste, âprement discutés jusqu'à la réunion. Mais trois membres ont voté contre, parmi lesquels Renaud Muselier, représentant officiel au sein de la CNI de... M. Wauquiez.

L'idée envisagée lundi de donner une liste d'une trentaine de noms, mais sans fixer leur ordre sur la liste, a finalement été abandonnée. "On a suffisamment avancé et fait tous les arbitrages", explique-t-on dans l'entourage de Laurent Wauquiez. Cette méthode aurait mis "le feu à tous les étages", juge pour sa part un dirigeant.

Anciens ministres de Nicolas Sarkozy, Mme Morano et M. Hortefeux figurent sans surprise en quatrième et cinquième positions derrière le trio de tête déjà désigné, formé par François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean.

En revanche, après Rachida Dati, qui avait renoncé à briguer un nouveau mandat à Strasbourg pour peaufiner sa candidature à Paris, une autre figure de la droite se retire: l'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie.

L'ex-patronne du RPR, qui a collectionné les portefeuilles régaliens (Défense, Intérieur, Justice, Affaires étrangères), a récemment été mise en examen pour "prise illégale d'intérêt" dans le cadre d'une enquête sur des subventions versées à une association de Saint-Jean-de-Luz.

Outre Mme Morano et M. Hortefeux, le principal entrant de la liste, en 9e position, est également estampillé sarkoziste: Frédéric Péchenard. Ancien directeur général de la police nationale, directeur général du parti sous l'autorité de Nicolas Sarkozy, il est actuellement vice-président de la région Ile-de-France dirigée par Valérie Pécresse.

Son nom avait circulé avec insistance pour un poste au ministère de l'Intérieur lors des récents remaniements.

Autres nouveaux visages: les porte-parole du parti Laurence Sailliet et Lydia Guirous, Cristina Storoni, collaboratrice de Christian Jacob à l'Assemblée nationale, le maire de La Ciotat Patrick Boré, l'adjoint au maire de Nice Bernard Asso ou encore l'adjoint au maire de Limoges Guillaume Guérin.

Entrent également le conseiller régional des Pays-de-la-Loire Sébastien Pilar, Faustine Maliar, conseillère régionale dans les Hauts-de-France dirigés par Xavier Bertrand ou encore Livia Graziani Sanciu, responsable des jeunes LR de Haute-Corse.

Longtemps citée, l'ex-députée de Haute-Garonne Laurence Arribagé ne figure pas sur la liste.

Parmi les eurodéputés sortants figurent Geoffroy Didier, Anne Sander, Franck Proust, Alain Cadec et Angélique Delahaye. D'autres ne se représentaient pas, tels Michel Dantin ou Françoise Grossetête.

La vice-présidente de Normandie Françoise Guégot et les anciens députés Philippe Meunier et Bernard Carayon figurent également sur la liste, qui comptera également en vingtième position un "représentant de l'Outre-mer".

La liste doit être approuvée par le Conseil national du parti qui se réunit le 16 mars à Lyon et doit également accoucher d'un programme.

Le parti dirigé par M. Wauquiez, qui oscille entre 8 et 14% dans les sondages, a enregistré mercredi de nouvaux départs: la maire de Morlaix Agnès Le Brun et l'ex-députée de Moselle Marie-Jo Zimmermann, affirmant ne plus se reconnaître dans les valeurs et le fonctionnement interne.

Lundi, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a officialisé son soutien à la liste d'Emmanuel Macron, comme l'ensemble de la droite "constructive", notamment le parti Agir du ministre de la Culture Franck Riester.

"Nous devons nous interroger sur nos propres responsabilités dans ces départs, qui peu à peu nous miniaturisent", a commenté sur Twitter l'eurodéputé sortant Philippe Juvin, qui ne figure pas sur la liste.

Mais Les Républicains ont néanmoins réussi à attirer à eux Les Centristes de l'ancien ministre Hervé Morin, qui se sont détachés de l'UDI en 2016 et qui auront deux représentantes dans les vingt premières places. Un principe adopté à l'unanimité par la CNI. Et "un signe de notre capacité à nouer des alliances", plaide-t-on chez M. Wauquiez.

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