Evacuation de NDDL: pour Valls, « Il fallait le faire »
L'ancien Premier ministre Manuel Valls a estimé lundi qu'"il fallait" évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes "de toute façon",...

Evacuation de NDDL: pour Valls, « Il fallait le faire »

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a estimé lundi qu'"il fallait" évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes "de toute façon",...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a estimé lundi qu'"il fallait" évacuer la ZAD de Notre-Dame-des-Landes "de toute façon", rappelant son hostilité à l'abandon du projet d'aéroport.

"Il fallait le faire de toute façon, ça avait été un engagement du gouvernement", a déclaré M. Valls sur RTL, alors que l'opération d'expulsion des occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a débuté lundi à 06H00.

"J'étais hostile à cette décision d'abandon du projet, mais enfin de toute façon, quoi qu’il arrive, la force, l'Etat de droit, les règles, doivent s'imposer sur ce territoire comme dans tous les autres (...) On ne peut pas accepter des occupations illégales et encore moins de la violence", a développé le député apparenté LREM.

"On n’a pas d’autre choix, vu la topographie du terrain, que de mettre le paquet", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la tentative d'évacuation avortée de 2012, l'ancien Premier ministre a assuré avoir "eu le courage de le faire, je n'ai pas pu le mener à bout, mais enfin c'est une autre histoire, et c'est une page qui est tournée". "Moi je n'avais peur de rien dans cette affaire, j'aurais souhaité le faire", a-t-il affirmé.

"C’est une opération difficile, délicate", a-t-il souligné, exprimant son "soutien aux forces de l’ordre et aux gendarmes qui sont engagés sur le terrain".

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le