Évincé du bureau politique des LR, Philippe Dallier dénonce un « mépris insupportable »
Le conseil national des Républicains n’a pas été un modèle de rassemblement. Samedi, le sénateur Philippe Dallier et  Bruno Beschizza ont découvert qu’ils ne figuraient plus sur la liste du bureau politique. 

Évincé du bureau politique des LR, Philippe Dallier dénonce un « mépris insupportable »

Le conseil national des Républicains n’a pas été un modèle de rassemblement. Samedi, le sénateur Philippe Dallier et  Bruno Beschizza ont découvert qu’ils ne figuraient plus sur la liste du bureau politique. 
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

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« J’ai découvert en cinémascope sur grand écran que je ne figurais plus parmi les membres du bureau politique », révèle Philippe Dallier, invité de Territoires d’Infos mardi. Président de la fédération LR de Seine-Saint-Denis, Philippe Dallier indique que le secrétaire départemental de cette fédération, Bruno Beschizza, connaît le même sort.

 « On a vraiment touché le fond, si on n’est vraiment pas capable de nous filer un coup de fil », déplore Philippe Dallier qui dénonce « une espèce de mépris (…) absolument insupportable. » Effacé d’un trait de plume et sans explications, le sénateur a sa petite idée sur les raisons de son éviction. « Si Bruno Beschizza et moi sortons, on est remplacé par deux militants de Seine-Saint-Denis, élus également, qui ont ouvertement soutenu Laurent Wauquiez pour l’élection à la présidence » du parti, affirme-t-il. Ne pas avoir prêté allégeance à Laurent Wauquiez, « c’est ce que nous payons », pense Philippe Dallier.

« L'explication (de Laurent Wauquiez) m’a fait tomber à la renverse », s'agace Philippe Dallier.  

« Être traité comme ça, c'est insupportable », dénonce Philippe Dallier (LR)
02:21

Le sénateur confie avoir reçu un message de la part de Laurent Wauquiez, samedi, un message qui lui l'a convaincu de « publier la lettre que vous avez trouvée sur Twitter. » (Voir le tweet ci-dessous). Et de révéler une partie du contenu de ce message. Laurent Wauquiez lui aurait écrit « qu’il ne savait pas que (il) était candidat et qu’il (l’) appellerait dans l’après-midi. » Une justification bancale pour Philippe Dallier. « Quand on sait comment se passent les désignations au bureau politique et notamment quand on est membre sortant, c’est une explication qui m’a fait tomber à la renverse », explique-t-il.  

La situation de Philippe Dallier et de Bruno Beschizza fait écho au sort réservé à Valérie Pécresse, huée et sifflée par l’assemblée lors du conseil national des Républicains. « On nous dit qu’il faut rassembler la famille et on est sorti de cette manière là, sans autre forme d’explications, je trouve qu’à un moment il y en marre et il faut en tirer les conséquences », s’agace Philippe Dallier. Pour autant, le sénateur ne compte pas claquer la porte du parti. « Laurent Wauquiez doit m’appeler dans l’après-midi », précise-t-il. « Si on n’arrive pas à rassembler les gens qui ne sont pas absolument d’accord sur tout mais qui sont d’accord sur les grandes lignes, on restera dans l’opposition pour 10 ans », prévient Philippe Dallier.  

« Si on arrive pas à rassembler, on en prend pour 10 ans dans l’opposition » , prévient Philippe Dallier (LR)
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