Eviter le « risque mortel » de l’extrême droite
La France ne peut pas prendre le "risque mortel" de l'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle, ont affirmé...

Eviter le « risque mortel » de l’extrême droite

La France ne peut pas prendre le "risque mortel" de l'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle, ont affirmé...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La France ne peut pas prendre le "risque mortel" de l'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle, ont affirmé dimanche trois figures de la Résistance et de la Déportation, dans un appel solennel lu au Camp des Milles (Bouches-du-Rhône).

"Nous avons appris durement à reconnaître les visages et les masques de l’exclusion et de la haine", ont écrit trois "Grands anciens" du site mémorial du Camp de Milles, dans ce texte lu par son président, Alain Chouraqui, à l'occasion de la journée du souvenir de la Déportation.

"Comme nous reconnaissons les petits calculs, les colères dévoyées ou les aveuglements qui permettent le pire. Aujourd'hui malheureusement, par-delà les mots et les faux semblants, nous les reconnaissons bien dans notre pays", ajoutent Denise Toros Marter, déportée à 16 ans à Auschwitz, Sidney Chouraqui, engagé volontaire de la France libre, et le colonel Louis Monguilan, résistant, déporté à Mauthausen.

"Nous savons bien que tous ceux qui sont attirés par les extrêmes ne sont pas eux-mêmes des extrémistes. Mais ce fut le cas aussi pour beaucoup de Français ou d’Allemands séduits un moment par Pétain ou Hitler dont ils n’imaginaient pas les horreurs futures", poursuivent-ils.

"Nous ne supportons pas l’idée que les héritiers des politiques antirépublicaines que nous avons connues, puissent à nouveau exercer et détourner le pouvoir républicain. (...) C’est aujourd’hui l’extrémisme nationaliste qui risque de conquérir le pouvoir dans notre pays, et qui présente donc le danger le plus immédiat pour nos libertés et pour l’unité de notre peuple", ajoutent-ils.

"Peu importe que l’on nous accuse de diabolisation. Car nous avons connu les +diables ordinaires+ qui peuvent préparer l’enfer. Nous savons jusqu’où mènent l’intolérance et l’exclusion au pouvoir. Nous en connaissons la dynamique meurtrière." "Pour notre pays, pour les valeurs de la République, pour nos enfants et petits-enfants, ce risque mortel ne peut pas être pris", concluent-ils.

Le Camp des Milles, près d'Aix-en-Provence, est le seul grand camp français d’internement et de déportation encore intact. Il abrite aujourd'hui un musée et un mémorial, engagé dans la lutte contre l'extrémisme.

Partager cet article

Dans la même thématique

photo glucksmann
8min

Politique

Présidentielle 2027 : Raphaël Glucksmann, rassembleur de la gauche, pour un meeting qui avait tout d’un lancement de campagne

REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.

Le

Eviter le « risque mortel » de l’extrême droite
4min

Politique

« Le surtourisme transforme les villes en musée » alerte Daniel Salmon, sénateur écologiste 

Avec plus de 10 millions de visiteurs par an, Montmartre est devenu l’un des sites les plus visités de France. Une surfréquentation qui ne va pas sans poser de problèmes pour les quelques 27 000 habitants qui résident à l’année dans ce quartier de la capitale. Anne Renaudie, habitante de Montmartre, raconte les difficultés de cette cohabitation dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.

Le