Ex-espion russe empoisonné: Paris « partage le constat » de Londres sur la responsabilité de Moscou
Emmanuel Macron s'est de nouveau entretenu jeudi matin avec la Première ministre britannique Theresa May de l'affaire de l...

Ex-espion russe empoisonné: Paris « partage le constat » de Londres sur la responsabilité de Moscou

Emmanuel Macron s'est de nouveau entretenu jeudi matin avec la Première ministre britannique Theresa May de l'affaire de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron s'est de nouveau entretenu jeudi matin avec la Première ministre britannique Theresa May de l'affaire de l'empoisonnement d'un ex-espion russe, et les deux dirigeants estiment qu'"il n'y a pas d'autre explication plausible" qu'un acte de la Russie, selon l'Elysée.

"Depuis le début de la semaine, le Royaume-Uni a tenu la France étroitement informée des indices recueillis par les enquêteurs britanniques et des éléments démontrant la responsabilité de la Russie dans l’attaque. La France partage le constat du Royaume-Uni qu’il n’y a pas d’autre explication plausible et exprime à nouveau sa solidarité à l’égard de son alliée", a précisé la présidence dans un communiqué.

M. Macron et Mme May "sont convenus de l’importance de l’unité européenne et transatlantique dans la réponse à cet événement" et "resteront en contact étroit au cours des prochains jours", est il ajouté.

Londres "est reconnaissant de la solidarité française", a indiqué un diplomate britannique ayant requis l'anonymat. "Comme l'a dit le président Macron ce matin, l'unité de notre alliance européenne et transatlantique est essentielle" dans ce dossier.

Mme May avait annoncé mercredi une série de sanctions contre la Russie, dont l'expulsion de 23 diplomates et le gel des contacts bilatéraux, jugeant Moscou "coupable" de l'empoisonnement sur son sol de l'ex-espion russe Sergueï Skripal, 66 ans, et de sa fille Ioulia.

La diplomatie russe a aussitôt qualifié ces sanctions de "provocation grossière sans précédent". Des "mesures de riposte sont en stade d'élaboration et seront prises prochainement", a-t-elle précisé jeudi matin.

M. Macron s'était entretenu lundi soir une première fois de l'affaire avec Mme May et avait condamné "une attaque inacceptable", sans alors commenter les accusations portées par Londres contre Moscou.

Le président français doit inaugurer jeudi en fin de journée le salon du livre de Paris dont la Russie est l'invitée d'honneur. 38 auteurs russes y ont été invités.

Il a en outre annoncé qu'il se rendrait en Russie les 24 et 25 mai pour participer au forum économique de Saint-Petersbourg. Le principe de cette visite avait été décidé lors du déplacement de Vladimir Poutine en France, où Emmanuel Macron l'avait invité au château de Versailles peu après son élection en 2017.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le