Le Parti socialiste a réclamé mardi soir des "suites judiciaires" après des accusations de harcèlement et d'agressions sexuelles visant un ancien président du Mouvement des Jeunes socialistes, Thierry Marchal-Beck.
Les "témoignages qui accusent un ancien président du MJS d’harcèlements sexuels et d’agressions sexuelles à l'encontre de jeunes femmes, militantes du mouvement de jeunesse, sont d'une extrême gravité. Ils ne sauraient rester sans suites judiciaires adéquates", a indiqué le PS dans un communiqué.
Thierry Marchal-Beck n'est plus membre du PS depuis deux ans, a-t-on indiqué à Solférino.
M. Marchal-Beck, qui n'a pu être joint par l'AFP, aurait agi de 2010 à 2014, parfois en public, et "beaucoup de cadres connaissaient son comportement", selon Libération, qui relaie dans son édition de mercredi les témoignages de huit femmes.
"Dans leur grande majorité, ces faits sont prescrits et n'ont pour l'instant pas fait l'objet d'une plainte, même si deux victimes y réfléchissent", précise le journal.
L'ancien président du Mouvement des Jeunes socialistes, Thierry Marchal-Beck, ici à droite de l'image pendant les Universités d'été du parti, à La Rochelle, le 25 août 2013
AFP/Archives
"Le Parti socialiste salue le courage dont ont fait preuve ces femmes pour dénoncer des faits qui devront désormais être qualifiés par la justice. Alors que s’affirme depuis plusieurs semaines une dynamique de libération de la parole des femmes, plus que jamais, en tant qu’organisation politique féministe, nous affirmons notre détermination à lutter inconditionnellement contre toutes les violences faites aux femmes", ajoute le parti dans son communiqué.
La secrétaire nationale du PS Rita Maalouf, en charge des droits des femmes, a indiqué à l'AFP qu'elle souhaitait la mise en place d'une cellule d'écoute au sein du parti, et "une formation obligatoire sur ces questions pour les militants, les cadres et les élus", demandant en outre qu'à l'avenir "le harcèlement soit un motif d'exclusion".
- 'Intransigeant' -
De son côté, le MJS a fait savoir qu'il entendait "amplifier" le travail déjà entrepris "pour prévenir et réprimer les comportements sexistes, quels qu’ils soient".
"Au delà des responsabilités individuelles des harceleurs, des agresseurs, et des violeurs, il nous appartient sans cesse d'interroger nos cadres collectifs et nos pratiques pour qu’aucun.e militant.e n’ait à souffrir d’aucune violence physique ou psychologique", souligne le mouvement dans un communiqué.
Libération a recueilli le témoignage anonyme de huit femmes. Le modus operandi que ces femmes décrivent est souvent le même: l'agresseur les plaque contre le mur, tente de les embrasser, glisse sa main sous leur T-shirt ou leur jupe.
Ces révélations de Libération ont suscité de vives réactions au PS.
Le Parti socialiste, assure dans son communiqué, qu'il qui "sera intransigeant dans ce combat et aux côtés de toutes les victimes."
"Comportement inqualifiable et inexcusable. Soutien total aux victimes. La justice doit passer. Que de tels faits (...) se soient passés dans une organisation (...) que j'ai présidée en 1995 me révulse au plus haut point", a tweeté le député Régis Juanico.
L'actuel président du MJS, Benjamin Lucas, s'est dit "révulsé", et s'est engagé sur Facebook à "continuer le travail entrepris (depuis) plusieurs semaines" pour "interroger et transformer nos cadres collectifs, nos pratiques, nos silences".
Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.
Le Premier ministre espère toujours parvenir à un compromis avec les principales forces politiques sur le budget. Il a présenté ce vendredi 16 janvier les mesures clefs d’une nouvelle version du projet de loi de finances, issues de ses échanges avec les forces du bloc central et une partie des oppositions.
Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.
D’ici la fin de la journée, le Premier ministre présentera des pistes de compromis pour tenter de construire un accord sur le budget. Une dernière tentative pour convaincre le PS de ne pas censurer le gouvernement.