Exclusion d’Éric Ciotti des Républicains : « Il est exclu par les chefs à plume qui manquent de courage » affirme le sénateur RN Aymeric Durox

Cet après-midi, le bureau politique des Républicains a décidé à l’unanimité d’exclure Éric Ciotti, suite à sa décision de conclure une alliance électorale avec le Rassemblement national. Aymeric Durox, sénateur RN de Seine-et-Marne estime qu’Éric Ciotti n’est pas « seul » et que « 50% des militants sont d’accord » avec cette union des droites.
Camille Gasnier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Une exclusion qui n’est pas réglementaire ?

Le sénateur LR ne reconnaît pas pour l’instant la décision du bureau politique des Républicains : « Je ne sais pas si cette exclusion est réglementaire ». C’est également ce qu’affirme Eric Ciotti dans un communiqué publié après l’annonce de son exclusion : « La réunion convoquée ce mercredi 12 juin a été mise en œuvre en violation flagrante de nos statuts. Elle ne respecte ni les dispositions de l’article 23 alinéa 3 des statuts, ni celles de l’article 23 de notre règlement intérieur ».

« L’histoire est passée devant les sénateurs LR »

Aymeric Durox pointe du doigt l’attitude des dirigeants du groupe Les Républicains : « Il est exclu par les chefs à plume qui manquent de courage. C’est par ce manque de courage qu’ils se sont retrouvés progressivement de 30,20,10 puis 5%, ils vont se retrouver à 1 ou 2%, ils n’existeront plus, ce sera de leur faute. L’histoire est passée devant les sénateurs LR, ils ont préféré ne rien faire et laisser passer le train de l’histoire, ils finiront oubliés et balayés. »

Le sénateur RN estime que « 50% des militants sont d’accord » avec la proposition d’alliance faite par Éric Ciotti

Depuis l’évocation par Éric Ciotti d’une alliance avec le Rassemblement national, le groupe des Républicains est en ébullition et le député des Alpes-Maritimes semble être solitaire. Ce n’est pas l’avis d’Aymeric Durox : « Je ne crois pas [qu’il soit seul], 50% des militants sont d’accord, nous si on prend 50% des militants et donc des électeurs, ça nous suffit très bien ».

De son côté, Éric Ciotti a annoncé qu’il gardait sa fonction de président des Républicains : « Je suis et je reste le président de notre formation politique, élu par les adhérents ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Exclusion d’Éric Ciotti des Républicains : « Il est exclu par les chefs à plume qui manquent de courage » affirme le sénateur RN Aymeric Durox
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Exclusion d’Éric Ciotti des Républicains : « Il est exclu par les chefs à plume qui manquent de courage » affirme le sénateur RN Aymeric Durox
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le