Exonération de la taxe d’habitation: Aubry « extrêmement inquiète »
La maire de Lille Martine Aubry s'est dite "extrêmement inquiète" mercredi concernant la volonté du gouvernement de supprimer la...

Exonération de la taxe d’habitation: Aubry « extrêmement inquiète »

La maire de Lille Martine Aubry s'est dite "extrêmement inquiète" mercredi concernant la volonté du gouvernement de supprimer la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La maire de Lille Martine Aubry s'est dite "extrêmement inquiète" mercredi concernant la volonté du gouvernement de supprimer la taxe d'habitation pour 80% des ménages, craignant que l'Etat ne compense pas intégralement le manque à gagner pour les communes.

"Je considère que dire +pas de taxe d'habitation pour les gens qui gagnent peu+ c'est sans doute une très bonne mesure mais ce n'est pas comme ça qu'elle doit se faire. Elle doit se faire en compensant de manière intégrale, permanente et revalorisée aux villes", a expliqué Mme Aubry en marge d'une conférence de presse concernant la braderie de septembre.

"Quand l'Etat fait ça, il se dit d'abord +ah, je fais une mesure sociale, les gens vont être contents+. Mais qui va payer ? Les villes, et donc les citoyens des villes, soit en devant payer plus de taxe foncière soit en ayant moins de services", a-t-elle affirmé.

La suppression de la taxe d'habitation suscite l'inquiétude des maires, même si Emmanuel Macron a promis pendant la campagne de compenser par des fonds d'État le manque à gagner.

Mais selon la maire de Lille, "la taxe d'habitation, même si elle nous est remboursée aujourd'hui au montant où elle est, on maintiendra au mieux son montant dans les années suivantes" avant que l'Etat "ne réduise sa part" ensuite.

"Et dans une ville comme la nôtre qui s'accroît, nous savons pertinemment que le montant que nous rembourse l’État ne sera pas à la hauteur", a-t-elle estimé.

Les détails de la réforme, portant notamment sur les compensations pour les collectivités locales, seront discutés lors de la conférence des territoires qui se tiendra le 17 juillet au Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Exonération de la taxe d’habitation: Aubry « extrêmement inquiète »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le