Expatriés français de Wuhan: le gouvernement doit annoncer des mesures, selon Mme Buzyn
Le gouvernement annoncera dimanche, à l'issue d'une réunion à Matignon, des mesures concernant les ressortissants français...

Expatriés français de Wuhan: le gouvernement doit annoncer des mesures, selon Mme Buzyn

Le gouvernement annoncera dimanche, à l'issue d'une réunion à Matignon, des mesures concernant les ressortissants français...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le gouvernement annoncera dimanche, à l'issue d'une réunion à Matignon, des mesures concernant les ressortissants français présents à Wuhan où se propage l'épidémie de pneumonie virale, a déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

"Nous travaillons aujourd'hui à une possibilité de rapatriement", a dit la ministre au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. "Nous avons une réunion prévue chez notre Premier ministre en fin d'après-midi", a-t-elle ajouté, en soulignant qu'"il y aura des décisions prises dans la journée".

"Tout cela est en cours d'élaboration", a-t-elle fait valoir. "S'il y a un rapatriement des personnes qui sont actuellement en Chine nous expliqueront dans notre point presse en fin d'après-midi quelles seront les mesures qui seront prises", a précisé la ministre.

Le groupe automobile français PSA a annoncé samedi qu'il allait rapatrier ses expatriés et leurs familles vivant dans la région de Wuhan, la ville chinoise où est apparu un coronavirus à l'origine de l'épidémie.

De son côté, le ministère français des Affaires étrangères avait indiqué étudier, en lien avec les autorités chinoises, "les options éventuelles qui permettraient à nos ressortissants qui le souhaitent de quitter la ville de Wuhan".

Au cours de son point presse, la ministre évoquera également le cas des 5 personnes "en évaluation ce matin". Pour l'instant, trois cas ont été confirmés en France, sur un patient hospitalisé à Bordeaux et deux autres à Paris.

Le coronavirus, apparu en Chine, semble "très contagieux mais moins grave que ce que nous pensions au départ", a rassuré la ministre.

"Plus nous découvrons de cas et plus les Chinois communiquent sur le nombre de cas, plus nous réalisons qu'en fait la mortalité est beaucoup moins importante que ce que l'on craignait en début de semaine". "Par contre la contagiosité a l'air d'augmenter", a ajouté Agnès Buzyn.

Le bilan de l'épidémie de pneumonie virale en Chine est monté dimanche à 56 morts et près de 2.000 personnes contaminées.

"Il a deux modèles: des modèles d'épidémies virales peu contagieuses mais très mortelles c'est le Mers ou le SRAS avec de taux de mortalité de 30% et 10% pour ces deux premiers virus et au contraire des modèles d’épidémies très contagieuses et peu mortelles, comme la grippe", a explique la ministre.

"Il semblerait que nous nous rapprochions d'un modèle très contagieux mais moins grave que ce que nous pensions ou craignions au départ".

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le