Fabien Roussel contre « la gauche des allocs » : « Cette logique a toujours été celle de la droite », tacle David Cormand
Invité lundi 12 septembre de la matinale de Public Sénat, l’eurodéputé écologiste David Cormand a reproché à Fabien Roussel, le Secrétaire national du PCF, d’avoir repris à son compte les arguments de la droite en opposant, lors d’une prise de parole à la fête de l’Humanité ce week-end, travail et minima sociaux.

Fabien Roussel contre « la gauche des allocs » : « Cette logique a toujours été celle de la droite », tacle David Cormand

Invité lundi 12 septembre de la matinale de Public Sénat, l’eurodéputé écologiste David Cormand a reproché à Fabien Roussel, le Secrétaire national du PCF, d’avoir repris à son compte les arguments de la droite en opposant, lors d’une prise de parole à la fête de l’Humanité ce week-end, travail et minima sociaux.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Une petite phrase du Secrétaire national du Parti communiste a du mal à passer à gauche. « La gauche doit défendre le travail et ne pas être la gauche des allocations et minima sociaux », a déclaré Fabien Roussel, ancien candidat à la présidentielle, lors de la fête de l’Humanité samedi 9 septembre. Dans le viseur du leader communiste, l’une des propositions de Jean-Luc Mélenchon pendant la présidentielle : la « garantie d’emploi » pour les chômeurs longue durée, c’est-à-dire une embauche au smic dans un « secteur d’urgence ».

Mais les propos du leader communiste ont fait réagir au-delà de La France insoumise, suscitant l’agacement chez l’ensemble de ses alliés de la Nupes. « Il est très étonnant que le patron du PCF semble épouser la logique qui a toujours été celle de la droite, celle de culpabiliser les gens qui ne travaillent pas », a ainsi commenté l’eurodéputé EELV David Cormand, qui était invité ce lundi de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat.

Un « droit à l’oisiveté »

« J’y vois une forme de confusion historique par rapport aux combats de toujours du parti communiste », relève cet ancien secrétaire national d’EELV. « Dans l’histoire des conquêtes sociales, on n’oppose pas le travail et les acquis sociaux. Ils sont même imbriqués, ce qui est une différence fondamentale entre l’analyse politique de la classe ouvrière et celle du patronat. On n’oppose pas le travail et les allocs, la retraite, les congés payés, les minima sociaux… Ils sont liés. C’est ce qui fait le rapport de force des salariés contre les détenteurs du capital », poursuit le député européen.

« Qui sont les assistés dans ce monde où l’on subventionne les entreprises sans conditions et où l’on baisse le droit du travail ? », interroge encore David Cormand. « Je ne crois pas que le travail, fondamentalement, émancipe. Je pense que la vraie vie, ça n’est pas passer son temps à la gagner. C’est pour ça que je suis pour le partage du travail, le revenu universel et même le droit à l’oisiveté. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne fout plus rien [sic], mais si on pense vraiment que le travail a de la valeur, on en use avec parcimonie », conclut notre invité.

Partager cet article

Dans la même thématique

Fabien Roussel contre « la gauche des allocs » : « Cette logique a toujours été celle de la droite », tacle David Cormand
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Fabien Roussel contre « la gauche des allocs » : « Cette logique a toujours été celle de la droite », tacle David Cormand
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Fabien Roussel contre « la gauche des allocs » : « Cette logique a toujours été celle de la droite », tacle David Cormand
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le