Fabienne Keller quitte LR : « Les discours populistes nous conduisent à faire un choix »
La sénatrice du Bas-Rhin réagit sur PublicSenat.fr après son départ des Républicains, et s'exprime sur son avenir. « Ce qui était l’idée de l’UMP, fédérer les centristes et les humanistes, n’est plus au cœur de LR », selon elle.

Fabienne Keller quitte LR : « Les discours populistes nous conduisent à faire un choix »

La sénatrice du Bas-Rhin réagit sur PublicSenat.fr après son départ des Républicains, et s'exprime sur son avenir. « Ce qui était l’idée de l’UMP, fédérer les centristes et les humanistes, n’est plus au cœur de LR », selon elle.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

C’est un départ de LR conjoint de deux élus bas-rhinois, celui de la sénatrice Fabienne Keller et du député Antoine Herth, qui a été rendu officiel ce vendredi en fin de matinée. Nous avons interrogé Fabienne Keller.

Est-ce que les propos tenus par Laurent Wauquiez à l’EM Lyon ont été en quelque sorte la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ?

Fabienne Keller : « J’ai fait le choix d’être cofondatrice d’Agir. J’ai la volonté d’être dans l’action et de porter des idées fortes sur l’Europe, le développement des territoires, sur les réformes nécessaires pour la France, dans un esprit humaniste qui nous caractérise. C’était un premier élément à la fin de l’année. »

« Et puis là, c’est vrai que l’élection de Laurent Wauquiez, les discours populistes tenus à cette occasion, et puis maintenant des propos très durs, très cyniques, nous conduisent à faire un choix. Nous prenons acte avec Antoine Herth. Ce qui était l’idée de l’UMP, fédérer les centristes et les humanistes, n’est plus au cœur des Républicains. »

Au Sénat, allez-vous maintenant siéger dans le groupe « Les Indépendants - République et Territoires », qui regroupe d’autres membres d’Agir ?

F. K. : « Je serai rattachée au groupe LR. C’est un groupe qui accueille des personnes qui ne sont pas toutes chez les Républicains. Il y a pas mal de gens avec qui j’échange souvent sur l’évolution du mouvement Les Républicains, sur nos convictions. Je souhaite rester avec elles. Au Sénat, il n’y a pas une identification complète entre les partis et les groupes. »

Est-ce que d’autres parlementaires pourraient suivre le même chemin que vous dans les jours à venir ?

F. K. : « Je ne sais pas. Il y a surtout un mouvement de fond. J’ai reçu beaucoup de messages de soutien des élus locaux qui adhèrent à cette démarche. Il y a un bon esprit, une volonté d’être dans l’action, la proposition. »

Un autre mouvement, « Libres ! », dirigé par Valérie Pécresse est lui aussi en train de se développer. Va-t-il y avoir des ponts entre votre parti et le sien ?

F. K. : « On échange pas mal avec Maël de Calan, avec Valérie Pécresse elle-même. Ce sont des personnes qui sont proches de nous, qui ne sont pas satisfaites du positionnement actuel de LR. Avec les autres cofondateurs d’Agir, nous avons fait ce choix de créer une autre formation politique, pour partir sur de nouvelles bases. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le