Face à Washington et Pékin, l’union est la seule solution pour l’Europe, selon Le Maire
Face à une Chine "conquérante" en matière technologique et à des Etats-Unis "indifférents" voire "agressifs" à l'égard de l...

Face à Washington et Pékin, l’union est la seule solution pour l’Europe, selon Le Maire

Face à une Chine "conquérante" en matière technologique et à des Etats-Unis "indifférents" voire "agressifs" à l'égard de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Face à une Chine "conquérante" en matière technologique et à des Etats-Unis "indifférents" voire "agressifs" à l'égard de l'Europe, les nations européennes n'ont d'autre solution que de s'unir, a estimé dimanche sur France Inter le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

"Il n'y a d'autre solution, au risque d'être pris en étau par la Chine et les Etats-Unis, voire broyés, que dans le rassemblement des forces européennes", a jugé M. Le Maire, dans l'émission "Questions Politiques", organisée avec Le Monde et France Télévisions.

Face aux sanctions extra-territoriales imposées par les Etats-Unis à l'Iran, le ministre a au passage confirmé la création, "dans les prochains jours, d'une institution financière européenne indépendante avec la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France" afin de pouvoir continuer à faire du commerce avec l'Iran.

La mise en place imminente de ce "véhicule spécial" ou système de troc, présenté en septembre par les Européens, avait déjà été annoncée mercredi par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Il doit théoriquement servir d'intermédiaire pour permettre aux entreprises européennes de commercer avec l'Iran sans s'exposer aux sanctions américaines et à Téhéran de continuer à vendre du pétrole.

"L'Europe est capable d'avancer mais elle ne peut résister à la puissance américaine ou à la puissance chinoise qu'en étant rassemblée", a répété Bruno Le Maire.

"Cela veut dire aussi que l'Europe et la Commission européenne doivent changer d'attitude dans les décisions qu'elles prennent", selon lui, en particulier en ce qui concerne la fusion entre les constructeurs ferroviaires français Alstom et allemand Siemens.

"Plus rien, je dis bien plus rien, ne justifie aujourd'hui un refus par la Commission européenne" de cette fusion, a plaidé le ministre, rappelant que les deux groupes avaient proposé vendredi de nouvelles concessions à la Commission européenne.

Paris et Berlin ont, à maintes reprises, plaidé pour que la fusion soit acceptée par Bruxelles. L'argument principal du gouvernement français et allemand est la montée en puissance de géants chinois, qui pourraient livrer une concurrence sans merci aux groupes européens.

A propos des tensions entre France et Italie, M. Le Maire a répondu: "de quel peuple sommes-nous les plus proches en Europe sinon du peuple italien ?", en citant des liens économiques forts entre les deux pays.

"Nous sommes en train de créer un champion du naval avec le rapprochement entre STX, les Chantiers de Saint-Nazaire, et Fincantieri", a rappelé le ministre, mettant en garde contre le populisme qui "vend des mensonges, des illusions et au bout du compte du malheur".

M. le Maire s'est par ailleurs dit favorable à ce que les Britanniques revotent au sujet du Brexit qu'il a qualifié de "drame".

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting de Gregory Doucet pour les municipales a Lyon
6min

Politique

Lyon : derrière le duel Aulas - Doucet, vers une métropole sans majorité ?

La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.

Le

CORRECTION France Municipal Elections
7min

Politique

Réforme du scrutin Paris-Lyon-Marseille : Rachida Dati battue à son propre jeu ?

La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.

Le

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
5min

Politique

Municipales 2026 : derrière les succès de LFI à Roubaix et Saint-Denis, les sortants PS et PCF font la course en tête dans les banlieues populaires

La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.

Le