Face à Washington et Pékin, l’union est la seule solution pour l’Europe, selon Le Maire
Face à une Chine "conquérante" en matière technologique et à des Etats-Unis "indifférents" voire "agressifs" à l'égard de l...

Face à Washington et Pékin, l’union est la seule solution pour l’Europe, selon Le Maire

Face à une Chine "conquérante" en matière technologique et à des Etats-Unis "indifférents" voire "agressifs" à l'égard de l...
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Face à une Chine "conquérante" en matière technologique et à des Etats-Unis "indifférents" voire "agressifs" à l'égard de l'Europe, les nations européennes n'ont d'autre solution que de s'unir, a estimé dimanche sur France Inter le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

"Il n'y a d'autre solution, au risque d'être pris en étau par la Chine et les Etats-Unis, voire broyés, que dans le rassemblement des forces européennes", a jugé M. Le Maire, dans l'émission "Questions Politiques", organisée avec Le Monde et France Télévisions.

Face aux sanctions extra-territoriales imposées par les Etats-Unis à l'Iran, le ministre a au passage confirmé la création, "dans les prochains jours, d'une institution financière européenne indépendante avec la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France" afin de pouvoir continuer à faire du commerce avec l'Iran.

La mise en place imminente de ce "véhicule spécial" ou système de troc, présenté en septembre par les Européens, avait déjà été annoncée mercredi par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Il doit théoriquement servir d'intermédiaire pour permettre aux entreprises européennes de commercer avec l'Iran sans s'exposer aux sanctions américaines et à Téhéran de continuer à vendre du pétrole.

"L'Europe est capable d'avancer mais elle ne peut résister à la puissance américaine ou à la puissance chinoise qu'en étant rassemblée", a répété Bruno Le Maire.

"Cela veut dire aussi que l'Europe et la Commission européenne doivent changer d'attitude dans les décisions qu'elles prennent", selon lui, en particulier en ce qui concerne la fusion entre les constructeurs ferroviaires français Alstom et allemand Siemens.

"Plus rien, je dis bien plus rien, ne justifie aujourd'hui un refus par la Commission européenne" de cette fusion, a plaidé le ministre, rappelant que les deux groupes avaient proposé vendredi de nouvelles concessions à la Commission européenne.

Paris et Berlin ont, à maintes reprises, plaidé pour que la fusion soit acceptée par Bruxelles. L'argument principal du gouvernement français et allemand est la montée en puissance de géants chinois, qui pourraient livrer une concurrence sans merci aux groupes européens.

A propos des tensions entre France et Italie, M. Le Maire a répondu: "de quel peuple sommes-nous les plus proches en Europe sinon du peuple italien ?", en citant des liens économiques forts entre les deux pays.

"Nous sommes en train de créer un champion du naval avec le rapprochement entre STX, les Chantiers de Saint-Nazaire, et Fincantieri", a rappelé le ministre, mettant en garde contre le populisme qui "vend des mensonges, des illusions et au bout du compte du malheur".

M. le Maire s'est par ailleurs dit favorable à ce que les Britanniques revotent au sujet du Brexit qu'il a qualifié de "drame".

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