Marine Le Pen, en réunion publique à Metz samedi, a appelé à "rendre la France à la France", la candidate FN à la présidentielle s'inquiétant du "désordre généralisé" dans tous les domaines, notamment en matière de lutte contre le terrorisme, après l'attaque d'Orly.
Face au terrorisme, "notre gouvernement est dépassé, ahuri, tétanisé, comme un lapin dans les phares d'une voiture", a affirmé Mme Le Pen devant près de 2.500 personnes et une salle pratiquement pleine, quelques heures après qu'un homme a ouvert le feu sur des policiers lors d'un contrôle routier à Garges-lès-Gonesse, puis attaqué des militaires de l'opération Sentinelle à l'aéroport d'Orly qui l'ont abattu.
La réplique du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a été immédiate, dénonçant dans une déclaration à l'AFP les "outrances" de la patronne du FN à qui il a demandé de la "dignité".
Devant un public particulièrement enthousiaste, agité de drapeaux tricolores, Mme Le Pen a mis en cause "la lâcheté de toute la classe politique devant le fondamentalisme islamiste", "lâcheté (qui) continue d'inspirer le programme de (ses) concurrents" au scrutin présidentiel.
En France, "il y a des gens qui tirent dans la foule, qui rafalent des salles de concerts, qui écrasent des femmes, des enfants, des pères, des mères avec un camion, qui tuent des enfants juifs devant leur école parce qu'ils sont juifs, abattent des policières", etc., a tonné Mme Le Pen contre ceux qui "refusent de voir cela".
Pour celle qui a parmi ses slogans de campagne "remettre la France en ordre", "aucun domaine aujourd'hui n'échappe au désordre généralisé".
Des gens attendent avant la réunion électorale du FN à Saint-Raphael, le 15 mars 2017
AFP
Face à l'abstention, Marine Le Pen, donnée en tête du premier tour par les sondages, a promis un bulletin de vote "enfin utile" loin de ceux qui disent : "Ce n'est pas possible, on n'a pas le droit ou c'est contraire à telle ou telle exigence de l'UE ou de Washington".
Elle entend "mettre en sécurité le peuple français" avec une République "redevenue conquérante" face aux "communautarismes". Et de citer pour exemple la venue d'un ministre turc en campagne référendaire à Metz il y a une semaine.
- Attaques contre Fillon et Macron -
Sous les "On est chez nous", et quelques "La France aux Français", "Pas d'islam !" ou "Tous des pourris", Marine Le Pen a rejeté les "caricatures" sur ses propositions concernant les frontières. "Ce que je veux, ce n'est pas fermer les frontières, c'est simplement en avoir ! Et les contrôler !".
"La frontière n'est pas un mur, c'est un filtre (...) qui limite le passage de ce qui est mauvais, mais n'oublions pas, laisse passer ce qui est bon", a expliqué la dirigeante d'extrême droite.
Meeting électoral de Marine Le Pen à Metz le 18 mars 2017
AFP
Elle a rappelé, sans le préciser, son souhait en cas d'élection d'un "dispositif particulier" pour les travailleurs frontaliers, dans cette région qui en compte beaucoup. Cela provoquerait le retrait français de l'espace de libre circulation Schengen.
Mme Le Pen a aussi attaqué François Fillon et Emmanuel Macron en "rappelant aux Français que l'Etat est un outil à leur service, pas un moyen d'enrichissement pour quelque rentier de la vie publique ou quelque anciens banquier".
En matière de santé, "tous les Français auront accès à des soins de qualité sans avoir à retarder leur prise en charge faute d'argent", a-t-elle promis, grâce notamment à une "règle d'or" sur les frais de gestion des complémentaires santés et une "baisse du prix des mutuelles".
Marine Le Pen lors d'une réunion de lancement de sa campagne présidentielle à Lyon le 5 février 2017
AFP
Mme Le Pen entend aussi faire de l'Etat un "garant de l'égalité d'accès au service public" en "renationalisant les autoroutes", et via un "vaste plan d'investissement vers nos voies ferrées, canaux et autoroutes", sans plus de précision.
Au moment où les accusations d'antisémitisme visent certains de ses proches et où les affaires judiciaires polluent sa campagne, elle s'en est en une nouvelle fois pris aux médias "acharnés" et à un "+Système+ qui veut à tout prix se maintenir".
Après un été caniculaire en France, la question de l’adaptation de la ville au réchauffement climatique se pose avec urgence particulière. Comment rendre la ville plus respirable et plus vivable ? Comment adapter le bâti ? Faut-il tout détruire pour reconstruire ? Comment végétaliser nos rues et nos bâtiments afin de faire baisser les températures ? Marie Drucker et ses invités imaginent la ville du futur dans Agenda 2050, l’émission qui se projette dans le monde de demain.
Vous avez regardé l’émission « Agenda 2050 : Villes du futur : enfer ou paradis ?», présentée par Marie Drucker ? Retrouvez l’ensemble des sources sur lesquelles nous nous sommes appuyés pour réaliser cette émission consacrée au visage de la ville d'aujourd'hui et aux adaptations de l'espace à l'horizon 2050.
Confiné pour cause de canicule dans un appartement du centre de Pantin en Seine-Saint-Denis, épuisé par les vagues de chaleur à répétition, soucieux de l’état de santé d’un jeune bébé, Marion raconte, dans ce nouvel épisode de Dialogue Citoyen, comment elle et sa famille ont décidé de quitter la région parisienne quelques jours pour s’extraire de la fournaise dans laquelle ils vivaient depuis des semaines.
L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.