Face aux déficits, Macron promet la réforme
Emmanuel Macron a promis lundi devant la Cour des comptes de réformer les retraites et l'action de l'Etat pour réduire le déficit...

Face aux déficits, Macron promet la réforme

Emmanuel Macron a promis lundi devant la Cour des comptes de réformer les retraites et l'action de l'Etat pour réduire le déficit...
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Emmanuel Macron a promis lundi devant la Cour des comptes de réformer les retraites et l'action de l'Etat pour réduire le déficit public, dont la baisse actuelle ne doit pas "faire illusion" selon les hauts magistrats.

Au cours de l'audience solennelle de rentrée, le président a évoqué, sans entrer dans les détails chiffrés, les prochaines réformes qui doivent contribuer à réduire les déficits.

Il veut ainsi finaliser la future réforme des retraites "d'ici l'été 2019".

Ce "vaste chantier", sur lequel travaille le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, devra permettre "de passer des 37 régimes de retraite actuels à un régime simplifié et lisible", a-t-il ajouté.

Elle doit être "avant tout un grand choc de lisibilité et de simplification" du système des retraites pour le sortir, sur le plan financier, de "cet état de crise permanent", selon lui.

Emmanuel Macron a également évoqué la "réforme essentielle de la fonction publique", qui sera mise sur les rails en février par le gouvernement pour rendre l'administration "plus déconcentrée" et "plus responsabilisée".

Un "comité inter-ministériel de la transformation publique" se tiendra "début février" sous la responsabilité du Premier ministre Edouard Philippe, a-t-il annoncé.

Des décisions seront prises dès cette date, et "à partir de ce moment, chaque semaine en conseil des ministres, il sera rendu compte des réformes conduites ministère par ministère non seulement sur l'année qui vient mais jusqu'en 2022", a-t-il dit.

"Je crois dans une administration plus déconcentrée, plus responsabilisée, avec tout ce qui en découle", a souligné M. Macron.

Le président a ainsi évoqué "des rémunérations qui pourront être aussi différentes", mais aussi des changements pour les débuts de carrière des hauts-fonctionnaires, notamment à la sortie de l'ENA.

Le président de la cour des comptes, Didier Migaud, a lui aussi appelé à réformer les modalités d'action de l'Etat. Car "trop souvent", les "réformateurs courageux" qui portent "les grandes modernisations au sein de la sphère publique" ne "peuvent aller au bout de leurs initiatives car ils ne disposent pas des marges de manoeuvre et d'une autonomie suffisantes".

M. Migaud a souligné que l'amélioration des comptes publics, l'un des objectifs de la présidence Macron, n'était pas encore acquise.

"Les conditions à réunir pour atteindre les objectifs" de réduction du déficit fixées par le gouvernement pour les prochaines années "sont nombreuses et loin d'être acquises", a souligné M. Migaud. "Pour respecter la trajectoire prévue, des réformes d’ampleur structurelle devront être mises en œuvre sans retard", a-t-il dit.

"Même avec un déficit ramené sous la barre des 3%, la France continue toutefois de présenter une situation financière plus dégradée que celle de la quasi-totalité de ses partenaires de la zone euro", a encore rappelé le président de la cour des comptes.

Le déficit du budget de l'Etat s'est réduit de 1,3 milliard d'euros en 2017 grâce à la hausse des rentrées fiscales, sur fond d'accélération de la croissance. Sur l'ensemble de l'année écoulée, il a atteint 67,8 milliards d'euros, le plus bas niveau depuis 2008.

Le déficit des administration publiques devrait repasser sous la barre des 3% de PIB en 2017, pour la première fois depuis dix ans.

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