Face aux maires français, Zelensky appelle à une aide « concrète » pour passer l’hiver
Au terme d’une séquence solidarité au Congrès des maires de France, le président ukrainien a renouvelé son appel à l’aide internationale, demandant en particulier du matériel pour faire face au froid de l’hiver. 

Face aux maires français, Zelensky appelle à une aide « concrète » pour passer l’hiver

Au terme d’une séquence solidarité au Congrès des maires de France, le président ukrainien a renouvelé son appel à l’aide internationale, demandant en particulier du matériel pour faire face au froid de l’hiver. 
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L’hiver approche et la peur que le froid terrasse les populations civiles et l’armée ukrainienne devient omniprésente dans la tête de Volodymyr Zelensky. Devant un parterre d’un millier de maires français présents au Congrès des maires de France organisé par l’AMF, le président ukrainien a tenu à remercier les élus locaux pour leur mobilisation depuis le début du conflit. Et a réitéré ses demandes d’aides matérielles, en particulier de groupes électrogènes.

« Nous savons que le Kremlin s’est donné pour mission de continuer à attaquer les installations énergétiques, a déclaré le président ukrainien. Pour transformer le froid de l’hiver en arme de destruction massive. Ce faisant, la Russie cherche à faire à tout le territoire de l’Ukraine ce qu’elle fait aux villes et villages occupés : elle cherche à détruire la vie. »

Lire aussi » Congrès des maires : pas de discours pour Emmanuel Macron mais une déambulation « pour un contact plus direct et plus fort avec les élus »

Une aide concrète

Volodymyr Zelensky a appelé les édiles français à être « concrets en aide » : « Nous avons besoin de beaucoup de choses allant des générateurs de différentes capacités aux starlinks. » Les frappes russes ont en effet détruit plus de la moitié des infrastructures énergétiques, ce qui conduit le pays à devoir faire face « à l’une des plus grandes menaces depuis cette guerre à grande échelle », a rappelé le président.

Ainsi, il « ne s’agit pas de matériel », a-t-il tenu à rappeler : « Pour l’Ukraine il s’agit de protection contre le terrorisme, tout comme l’aide au déminage ou avec le matériel pour les pompiers et les sauveteurs pour nos médecins, qui est déjà fournie au niveau des villes et des collectivités françaises. La mise à disposition de groupes électrogènes et de systèmes de communication spécifiques est une protection des personnes absolument évidentes. »

Lire aussi : Congrès des maires : « L’augmentation de la dotation générale de fonctionnement, c’est de l’esbroufe », tacle David Lisnard

Reconstruction

Pour ce faire, il invite les édiles à se rapprocher de l’ambassade d’Ukraine en France afin de "connaître les aides précises dont le pays a besoin ».

Dans son allocution, le président ukrainien a également rappelé la tenue lundi soir d’un appel avec le président français, Emmanuel Macron, durant laquelle il a de nouveau été question d’une conférence sur la reconstruction qui doit avoir lieu en décembre.

Soutien conséquent des maires français

Cette séquence solidarité avait débuté sur plusieurs interventions de maires ukrainiens, venant attester des horreurs commises dans leurs villes : « Pas une seule famille n’a été épargnée par cette guerre. Ma ville est bombardée plusieurs fois par jour. Combien de personnes ont été blessées ? Combien de personnes sont restées sans eau ni électricité ? Il y a toujours une situation critique à gérer. »

Plusieurs maires français ont ensuite pris la parole pour rappeler les liens de solidarité créés ou entretenus à l’échelle locale avec les maires ukrainiens. Et partager leurs retours d’expériences, comme la nécessité d’acheter des vêtements en grande quantité dans des pays proches de l’Ukraine, plutôt que de transporter les cartons de collectes de vêtements français, et mobiliser en plus la protection civile.

Une réflexion sur les jumelages de villes ukrainiennes a également été évoquée, autour notamment de coopération tripartite regroupant la France, l’Ukraine et les maires français. Avant le début du conflit, seules 30 communes françaises étaient jumelées à une ville ukrainienne.

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