« Facebook ne doit pas mettre en place une monnaie souveraine » affirme Bruno Le Maire
Lors de la séance des Questions au gouvernement, Bruno Le Maire a réagi au lancement de « Libra », la cryptomonnaie de Facebook. Le réseau social a annoncé la lancer en 2020. Une décision qui ne plaît pas au ministre de l’Économie. ​

« Facebook ne doit pas mettre en place une monnaie souveraine » affirme Bruno Le Maire

Lors de la séance des Questions au gouvernement, Bruno Le Maire a réagi au lancement de « Libra », la cryptomonnaie de Facebook. Le réseau social a annoncé la lancer en 2020. Une décision qui ne plaît pas au ministre de l’Économie. ​
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« La société Facebook est libre de créer un instrument de transaction. En revanche, elle ne peut pas et elle ne doit pas mettre en place une monnaie souveraine comme seuls les États ont la légitimité et la capacité à le faire », a lancé Bruno le Maire, interpellé jeudi 20 juin lors de la séance des Questions au gouvernement par la sénatrice Les Indépendants de la Seine-et-Marne Colette Mélot. Le ministre de l’Économie est résolument contre la mise en place d’une cryptomonnaie, « car seuls les États ont la souveraineté nécessaire pour créer ces monnaies et seuls les banques centrales sont les prêteurs en dernier ressort en cas de difficultés financières ou monétaires », justifie-t-il.

Bruno Le Maire, en tant que président du G7 Finance qui se tiendra à la mi-juillet à Biarritz, a annoncé avoir demandé à « l’ensemble des gouverneurs des banques centrales du G7 un rapport sur des garanties qui devront entourer la mise en place de cet instrument de transaction ».

« Nous devons avoir des garanties sur le fait que cet instrument de transaction ne puisse pas servir au financement du terrorisme, ne puisse pas servir le blanchiment et qu’il apporte aux consommateurs toutes les protections nécessaires dont il a besoin dans ses transactions. C’est sur la base des propositions des gouverneurs des banques centrales des États membres du G7 que nous prendrons les décisions nécessaires », a-t-il annoncé.

Alors que la question de la protection des données est de plus en plus au centre du débat public, Bruno Le Maire a tenu à rappeler que « cet instrument de transaction pourra permettre à Facebook comme demain à d’autres géants du numérique d’accumuler à nouveau des millions et des millions de données qu’ils pourront monétiser et à partir desquelles ils pourront faire des profits supplémentaires ».

« Cela renforce notre détermination à réguler les géants du numérique et à imposer à tous les géants du numérique une juste taxation comme celle qui s’impose aujourd’hui à l’ensemble des entreprises européennes », a-t-il conclu.

 

 

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