« Fake news »: feu vert des députés LREM au dépôt de la proposition de loi
Les députés LREM ont donné mardi leur feu vert au dépôt de la proposition de loi contre les fausses nouvelles ou "fake news",...

« Fake news »: feu vert des députés LREM au dépôt de la proposition de loi

Les députés LREM ont donné mardi leur feu vert au dépôt de la proposition de loi contre les fausses nouvelles ou "fake news",...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les députés LREM ont donné mardi leur feu vert au dépôt de la proposition de loi contre les fausses nouvelles ou "fake news", voulue par Emmanuel Macron, a-t-on appris de sources parlementaires.

Il s’agit, durant les périodes pré-électorale et électorale, de permettre à la justice de faire cesser en référé la diffusion de fausses informations. Et des obligations de transparence renforcées seront imposées aux plateformes numériques, pour permettre notamment aux internautes de connaître l’annonceur de contenus sponsorisés, ainsi que la somme versée.

En outre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel pourra empêcher, suspendre ou mettre fin à la diffusion de services de télévision contrôlés "par un Etat étranger ou sous l’influence de cet Etat", et qui portent atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou participent à une entreprise de déstabilisation de ses institutions.

Sur "l'environnement géopolitique, il ne faut pas être naïf", jugeait récemment un élu LREM à ce sujet, invitant par exemple à "lire la doctrine de défense de la Russie".

Le texte sur "la confiance et la fiabilité de l'information", préparé avec la ministre de la Communication Françoise Nyssen, se décompose en réalité de deux propositions de loi, ordinaire et organique (pour la partie relative à la campagne présidentielle). Elles seront examinées en mai à l'Assemblée.

Deux commissions en seront saisies, Lois et Affaires culturelles, se partageant les volets. Leurs "whips" respectifs (chefs de file LREM de commission), Naïma Moutchou et Gabriel Attal, portent jusqu'alors le texte.

Selon la première, les députés LREM "étaient en demande" et "sont très en phase" avec le texte, donc il est "cohérent" qu'il s'agisse de propositions de loi, et non d'un projet gouvernemental.

"C'est un sujet que le président de la République suit personnellement, mais c'est bien que les parlementaires soient à l'initiative" via une proposition de loi, justifiait récemment un autre LREM.

Les textes que les députés s'apprêtent à déposer modifient le code électoral, le code de la consommation, la loi de 2004 pour la confiance dans l'économie numérique et encore la loi de 1986 sur la liberté de communication, mais ne touchent pas à loi de 1881 sur la liberté de la presse.

Ces propositions de loi inquiètent notamment une partie de la profession. Le comité national du Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, a adopté à l'unanimité ce week-end une motion réclamant l'abandon de ce qui pourrait "devenir un moyen d'entraver le travail des journalistes", par "l'imprécision de son périmètre d'application et des moyens d'action qu'il propose".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le