Fasquelle (LR) dénonce le « recyclage » de ceux « qui quittent le gouvernement »
Le député LR Daniel Fasquelle a dénoncé mercredi une volonté du chef de l’État de "recycler" à l'Assemblée ceux "qui ne sont plus...

Fasquelle (LR) dénonce le « recyclage » de ceux « qui quittent le gouvernement »

Le député LR Daniel Fasquelle a dénoncé mercredi une volonté du chef de l’État de "recycler" à l'Assemblée ceux "qui ne sont plus...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LR Daniel Fasquelle a dénoncé mercredi une volonté du chef de l’État de "recycler" à l'Assemblée ceux "qui ne sont plus en capacité d'être ministres".

"Il y a aujourd'hui une crise politique grave au sein de la majorité qui touche les deux piliers que sont En marche et le MoDem, puisque M. (Richard) Ferrand a dû quitter le gouvernement et maintenant c'est M. (François) Bayrou", a déclaré M. Fasquelle dans les couloirs de l'Assemblée.

"Ce que je dénonce, c'est le fait que l'on veuille recycler à l'Assemblée nationale ceux qui quittent le gouvernement qui ne sont plus en capacité d'être ministres", a ajouté M. Fasquelle.

Le ministre de la Justice François Bayrou et la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez ont annoncé mercredi leur départ du gouvernement, qui fait suite à celui de l'autre ministre MoDem Sylvie Goulard et de Richard Ferrand. Une enquête est ouverte sur les conditions d'emploi des assistants parlementaires européens du MoDem, tandis que M. Ferrand fait l'objet d'une enquête sur une transaction immobilière impliquant sa compagne.

"Le président de la République fait une grave erreur puisqu'il déporte à l'Assemblée nationale la crise qui couvait au sein du gouvernement, puisque Mme de Sarnez serait présidente du groupe Modem et M. Ferrand président du groupe" REM, a estimé M. Fasquelle.

Parlant de "mépris pour cette institution", il a plaidé pour que ces personnalités se "mettent en retrait de tout" si "elles doivent se mettre en retrait pour mieux se défendre".

Et d'ironiser: "On a de la chance que M. Bayrou ne soit pas député parce qu'on lui aurait très certainement trouvé un poste pour le recycler lui aussi".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Fasquelle (LR) dénonce le « recyclage » de ceux « qui quittent le gouvernement »
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le