Fasquelle met en garde contre le « danger » de voir la droite « disparaître »
Daniel Fasquelle, député LR du Pas-de-Calais et candidat à la présidence de son parti, a mis en garde contre le "danger" de voir...

Fasquelle met en garde contre le « danger » de voir la droite « disparaître »

Daniel Fasquelle, député LR du Pas-de-Calais et candidat à la présidence de son parti, a mis en garde contre le "danger" de voir...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Daniel Fasquelle, député LR du Pas-de-Calais et candidat à la présidence de son parti, a mis en garde contre le "danger" de voir la droite "disparaître", samedi lors du campus des jeunes Républicains de son département au Touquet.

"Le secret espoir de M. Macron, c'est de nous faire disparaître" car il veut occuper "tout l'espace politique entre Mélenchon et Le Pen", a assuré M. Fasquelle, devant environ 300 personnes.

"En sauvant la droite, c'est la démocratie que nous allons sauver" mais "les échecs de Macron ne nous permettront pas de revenir au pouvoir. On ne va pas parier sur son échec comme on l'a fait avec Hollande. Pour sauver la droite, il faut de la clarté et il faut tout changer", il faut que "la droite accepte de se remettre en cause", a-t-il martelé.

La droite peut mourir de "mort brutale" si elle éclate en plusieurs blocs, ou de "mort lente, si on ne change rien sur le fond", tout en maintenant "une unité de façade", a-t-il insisté.

S'il gagne l'élection à la présidence des Républicains, programmée lors d'un congrès les 10 et 17 décembre, M. Fasquelle s'engage à ne pas être candidat à la présidentielle de 2022.

En vue de cette échéance, il s'est également prononcé pour "une primaire fermée" car "plus jamais, des électeurs de gauche ne pourront voter pour une primaire de droite", a-t-il assuré, en allusion à la primaire pour celle de 2017, à laquelle environ 14% des électeurs étaient de gauche, selon les sondages.

M. Fasquelle a indiqué à des journalistes avoir reçu samedi un SMS de Laurent Wauquiez, qui se s'est pas encore déclaré candidat au scrutin de décembre mais qui fait figure de favori. "Je sais l'esprit positif dans lequel tu le fais, je t'en remercie", lui a écrit le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Egalement candidate à la présidence de LR, Laurence Sailliet, proche de Xavier Bertrand, veut également "la refondation" du parti qui "ne doit pas se faire dans le huis-clos de la rue de Vaugirard" (où se situe le siège de LR à Paris XVe) mais dans nos fédérations".

Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France a de son côté affirmé "qu'on ne se prend pas deux baffes comme celles qu'on vient de se prendre (présidentielle et législatives) et faire comme si de rien n'était. On a besoin aujourd'hui de se mettre en question totalement".

"Le problème de la droite, c'est qu'elle croit que le pouvoir lui appartient alors qu'il appartient aux Français. Mais quelle arrogance!", a-t-il ajouté. "L'énergie que j'ai, je vais continuer de l'envoyer à la tête de ma région", a-t-il dit, en vantant "la politique par la preuve".

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le