Faure (PS) étrille « le monde désenchanté de la République en Marche »
Des "robots", "ni de gauche ni de gauche" sur la réforme du travail et à "l'heure des reniements" sur la moralisation: le patron...

Faure (PS) étrille « le monde désenchanté de la République en Marche »

Des "robots", "ni de gauche ni de gauche" sur la réforme du travail et à "l'heure des reniements" sur la moralisation: le patron...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Des "robots", "ni de gauche ni de gauche" sur la réforme du travail et à "l'heure des reniements" sur la moralisation: le patron des députés PS Olivier Faure livre sa vision du "monde désenchanté de la République en marche", mercredi sur Facebook.

Dans un billet cinglant pour un "premier bilan de l'action de la nouvelle majorité", l'élu de Seine-et-Marne dépeint "un groupe constitué à la hâte", dont "le seul ciment est l'admiration pour son chef", et des dirigeants de la majorité ayant "envoyé au casse-pipe des débutants sur des fonctions exigeantes".

Selon le président du groupe Nouvelle Gauche, "la critique récurrente sur l'amateurisme a permis aux dirigeants de REM de créer un sentiment paranoïaque au sein du groupe majoritaire" qui fait que "face aux méchants +briscards+ (comprendre tous les autres groupes) il faut faire front et voter en bloc".

"Le résultat, ce sont des députés transformés en robots disciplinés, simples machines à voter", considère M. Faure. Et de les inviter à revoir ce fonctionnement: "Tout écart n'est pas une fronde".

"Les députés REM ont voté contre leurs propres engagements de campagne" dans les textes de moralisation, dénonce M. Faure: "exit le casier judiciaire vierge, exit l'incompatibilité entre fonction de conseil et mandat parlementaire" notamment.

En outre, "la majorité de l'Assemblée REM n'a eu aucun mal à s'accorder avec la majorité de droite du Sénat sur les ordonnances qui donnent la main au gouvernement dans l'écriture de la loi travail", note le président de groupe, selon qui cela signifie être "ni de gauche ni de gauche".

Il rejette cependant le "mauvais procès" qui leur serait fait d'"amateurs contre pros", car "être parlementaire n'est pas un métier mais une fonction".

Comme en réponse, dans une tribune publiée sur le site d'information le Huffingtonpost, le député REM Jean-Baptiste Djebbari défend mercredi son groupe fait de "politiciens non professionnels" et qui doivent "le rester", "en phase avec le réel".

"Une partie des médias et des réseaux sociaux se repaît du pseudo-amateurisme de la nouvelle législature", en "oubliant qu'elle a vilipendé pendant des années les politiciens professionnels, ensommeillés et absentéistes", déplore cet élu de Haute-Vienne, âgé de 35 ans.

Ces premières semaines à l'Assemblée lui laissent "une impression ambivalente", entre "grande fierté" et "grandes interrogations" sur "les foudres des réseaux sociaux que l'on sait déversoir anonyme et immédiat de toutes les frustrations".

"Devant cette société travaillée par ses contradictions et, par le fait de certains, tentée par le pire, le sursaut doit être collectif", plaide-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le