Faure (PS) étrille « le monde désenchanté de la République en Marche »
Des "robots", "ni de gauche ni de gauche" sur la réforme du travail et à "l'heure des reniements" sur la moralisation: le patron...

Faure (PS) étrille « le monde désenchanté de la République en Marche »

Des "robots", "ni de gauche ni de gauche" sur la réforme du travail et à "l'heure des reniements" sur la moralisation: le patron...
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Des "robots", "ni de gauche ni de gauche" sur la réforme du travail et à "l'heure des reniements" sur la moralisation: le patron des députés PS Olivier Faure livre sa vision du "monde désenchanté de la République en marche", mercredi sur Facebook.

Dans un billet cinglant pour un "premier bilan de l'action de la nouvelle majorité", l'élu de Seine-et-Marne dépeint "un groupe constitué à la hâte", dont "le seul ciment est l'admiration pour son chef", et des dirigeants de la majorité ayant "envoyé au casse-pipe des débutants sur des fonctions exigeantes".

Selon le président du groupe Nouvelle Gauche, "la critique récurrente sur l'amateurisme a permis aux dirigeants de REM de créer un sentiment paranoïaque au sein du groupe majoritaire" qui fait que "face aux méchants +briscards+ (comprendre tous les autres groupes) il faut faire front et voter en bloc".

"Le résultat, ce sont des députés transformés en robots disciplinés, simples machines à voter", considère M. Faure. Et de les inviter à revoir ce fonctionnement: "Tout écart n'est pas une fronde".

"Les députés REM ont voté contre leurs propres engagements de campagne" dans les textes de moralisation, dénonce M. Faure: "exit le casier judiciaire vierge, exit l'incompatibilité entre fonction de conseil et mandat parlementaire" notamment.

En outre, "la majorité de l'Assemblée REM n'a eu aucun mal à s'accorder avec la majorité de droite du Sénat sur les ordonnances qui donnent la main au gouvernement dans l'écriture de la loi travail", note le président de groupe, selon qui cela signifie être "ni de gauche ni de gauche".

Il rejette cependant le "mauvais procès" qui leur serait fait d'"amateurs contre pros", car "être parlementaire n'est pas un métier mais une fonction".

Comme en réponse, dans une tribune publiée sur le site d'information le Huffingtonpost, le député REM Jean-Baptiste Djebbari défend mercredi son groupe fait de "politiciens non professionnels" et qui doivent "le rester", "en phase avec le réel".

"Une partie des médias et des réseaux sociaux se repaît du pseudo-amateurisme de la nouvelle législature", en "oubliant qu'elle a vilipendé pendant des années les politiciens professionnels, ensommeillés et absentéistes", déplore cet élu de Haute-Vienne, âgé de 35 ans.

Ces premières semaines à l'Assemblée lui laissent "une impression ambivalente", entre "grande fierté" et "grandes interrogations" sur "les foudres des réseaux sociaux que l'on sait déversoir anonyme et immédiat de toutes les frustrations".

"Devant cette société travaillée par ses contradictions et, par le fait de certains, tentée par le pire, le sursaut doit être collectif", plaide-t-il.

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