Faure (PS) moque « l’aile gauche de la majorité », conduite par Le Drian
Le numéro un du PS Olivier Faure a ironisé dimanche sur la création d'une "aile gauche de la majorité", lancée la veille par l...

Faure (PS) moque « l’aile gauche de la majorité », conduite par Le Drian

Le numéro un du PS Olivier Faure a ironisé dimanche sur la création d'une "aile gauche de la majorité", lancée la veille par l...
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Le numéro un du PS Olivier Faure a ironisé dimanche sur la création d'une "aile gauche de la majorité", lancée la veille par l'ancien socialiste rallié à Emmanuel Macron, Jean-Yves le Drian, évoquant "un club d'alcooliques anonymes" qui a "trahi" la gauche.

Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, deux anciens socialistes devenus ministres d'Emmanuel Macron, ont lancé samedi avec une soixantaine d'anciens députés, élus locaux ou militants, un mouvement "Territoires de progrès", qui se veut ancré à l'aile gauche de la majorité, en soutien au chef de l'Etat.

Le numéro un du PS a brocardé dimanche cette initiative. "Ca donne le sentiment d’être confronté à un club d’alcooliques anonymes, qui au petit matin se retrouvent, après la gueule de bois, et se disent +bonjour, je m’appelle Jean, j'ai découvert que j’avais trahi la gauche et c’est pas facile+", a-t-il ironisé dans l'émission "Questions politiques" de France Inter/Franceinfo/Le Monde.

Cependant, "si demain il y a des gens qui considèrent que la République en marche est un chemin qui les a menés à une impasse et qu’ils veulent revenir", le premier secrétaire du PS s'est dit prêt à les accueillir pour constituer un "arc social, écologique, démocratique".

Selon un sondage Elabe fin janvier, moins de deux Français sur dix reconnaissent au chef de l'Etat une capacité à rassembler, loin de la promesse du "en même temps" originel.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s'est expliqué dimanche sur son initiative de la veille dans l'émission politique Le Grand Jury RTL/TF1/LCI/Le Figaro, en disant vouloir ancrer la social-démocratie dans la majorité, pour y faire entendre "davantage sa voix".

"Nous avons une social-démocratie qui était un peu orpheline et qui s'est retrouvée assez largement dans l'élection d'Emmanuel Macron", a-t-il expliqué.

Et le Parti socialiste, devenu selon le ministre "membre de la gauche protestataire", a cessé d'être un "parti de gouvernement", a considéré l'ex-ministre de la Défense de François Hollande (2012-2017).

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