Faut-il craindre une nouvelle crise financière ?
Dix ans après la crise des subprimes qui a fait s’écrouler le géant Américain Lehman Brothers, et déstabiliser l’équilibre économique mondial, avons-nous tiré des leçons des erreurs du passé ? Une nouvelle crise de cette ampleur est-elle envisageable aujourd’hui ?

Faut-il craindre une nouvelle crise financière ?

Dix ans après la crise des subprimes qui a fait s’écrouler le géant Américain Lehman Brothers, et déstabiliser l’équilibre économique mondial, avons-nous tiré des leçons des erreurs du passé ? Une nouvelle crise de cette ampleur est-elle envisageable aujourd’hui ?
Public Sénat

Par Juliette Beck

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Sortis de la crise de 2008, les États ont souhaité éviter de nouvelles prises de risques exagérées et réguler la finance mondiale en instaurant des règles plus strictes. En Europe par exemple, les banques ont été contraintes d’augmenter leurs fonds propres, un fond européen garant des dépôts bancaires a été créé et les contrôles sont aujourd'hui plus soutenus avec par exemple des tests de stabilité. Mais d’après l’économiste Céline Antonin, pour éviter toute nouvelle crise, il faut encore approfondir cette union bancaire.

Mais cette tendance à la régulation s'inverse et l’exemple américain est éloquent. Si Barack Obama avait pris de nombreuses dispositions concernant le système bancaire pour endiguer tout risque, depuis l’arrivée de Donald Trump la volonté politique n'est plus la même et l’administration détricote la réglementation. Face à cette destruction des garde-fous bancaires, le risque n’est-il pas de retomber dans les vieux travers de la crise de 2008 ?

Autre point d'inquiétude

Marc Touati – "Aujourd’hui, il n’y a plus seulement un problème des banques, il y a un problème des Etats" #endettement #crise #UMED
00:23

La dette mondiale ne cesse de croître et rien ne semble la freiner. L’économiste et président de l'ACDEFI Marc Touati se dit inquiet. La question de la fiabilité financière des États se pose lorsqu’on voit la situation économique d’un pays comme l’Italie, ou la dette culmine à environ 2.302,3 milliards d’euros, soit 132 % de son produit intérieur brut (PIB). D’après l’économiste « ce n’est plus un problème de banque, mais un problème d’État ».

Une meilleure gestion

Les mentalités ont-elles évoluées dans le monde de la finance depuis la crise de 2008 ? Réponse de Christopher Dembik, économiste chez Saxo Bank #UMED
00:44

Face à cela, le constat n’est pas seulement alarmiste, des leçons ont tout de même été retenues, dans le cas de la gestion de crise par exemple. Aujourd’hui, les banques centrales sont devenues plus efficaces et ont à leur disposition de plus grands moyens pour intervenir dans le cas d’une crise. Christopher Dembik, économiste libéral, estime que l’attitude est différente « au niveau du management, on a des gens qui sont senior est qui ont connu pour la plupart la crise » des hommes qui ont vu et subi les limites du système.

Retrouvez Un monde en docs, samedi 15 septembre à 21h et dimanche 16 septembre à 10h sur Public Sénat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le