Favorable à un rapprochement avec le FN, Mariani va rencontrer Wauquiez
L'ex-ministre Thierry Mariani, qui plaide pour un rapprochement des Républicains avec le Front national, va rencontrer ...

Favorable à un rapprochement avec le FN, Mariani va rencontrer Wauquiez

L'ex-ministre Thierry Mariani, qui plaide pour un rapprochement des Républicains avec le Front national, va rencontrer ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ex-ministre Thierry Mariani, qui plaide pour un rapprochement des Républicains avec le Front national, va rencontrer "prochainement" le président de LR Laurent Wauquiez, qui a menacé de l'exclure du parti s'il opérait "le moindre début de commencement d'alliance".

"Je ne fais aucun début de commencement d'alliance; je pose simplement des questions, je voudrais que dans ce parti on réfléchisse", a déclaré M. Mariani sur LCI, jugeant que LR "n'arrivera pas à gagner seul" les prochaines échéances électorales.

"J'ai eu Laurent Wauquiez hier par SMS, on doit se voir prochainement, je suis tout à fait disposé à en discuter avec lui. J'ai vu que certains réclamaient ma tête dans le parti", a-t-il ajouté.

"Je n'ai pas rejoint le FN. Si je rejoignais le FN je devrais être viré, c'est totalement normal. Pour le moment je suis toujours dans ce parti (LR), pour le moment je le soutiens toujours, je pense que Laurent Wauquiez a une bonne ligne", sur "un certain retour aux valeurs traditionnelles de droite", "mais il faut avoir une stratégie un peu plus ouverte", a plaidé l'ancien ministre des Transports.

Selon lui, Les Républicains sont "prisonniers" d'un "piège", celui de dire qu'il n'y a aucune alliance possible. Ils ont "des désaccords profonds" avec le FN sur les questions économiques, et européennes, mais des "positions communes" en matière régalienne, et sur l'immigration, a-t-il estimé.

"L'extrême droite a changé, il faut aussi en tenir compte", a-t-il poursuivi. Donc "il faut des rapprochements, il faut peut-être discuter".

Quant à savoir s'il sera sur la liste FN aux élections européennes, M. Mariani a dit "ne rien exclure car (il) ne sai(t) pas ce qui va se passer aux européennes".

Selon des sources concordantes, la présidente du FN Marine Le Pen a proposé à l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, battu par une candidate de La République en marche lors des dernières élections législatives, de figurer en position éligible sur la liste FN aux européennes.

M. Mariani avait plaidé en mars pour un "rapprochement" avec le FN. "C'est très clair: s'il y a le moindre début de commencement d'alliance, il ne fera plus partie des Républicains", avait alors réagi Laurent Wauquiez.

L'ex-ministre a ensuite signé mi-avril avec des élus d'extrême droite une tribune appelant à l'"unité" de la droite, à laquelle Les Républicains ont réagi en répétant qu'une telle alliance constituerait "une faute".

Côté FN, Marine Le Pen a dit ne pas vouloir se "laisser enfermer par l'union des droites", qui "ne veut strictement rien dire".

"On s'en fiche un petit peu" des réactions de Laurent Wauquiez et Marine Le Pen, a réagi mercredi sur Sud Radio la députée de l'Hérault Emmanuelle Ménard, qui fait partie des 25 signataires de la tribune: "l'idée c'est pas d'unir des partis politiques" de droite, ce qui "ne marche pas" à cause notamment des "guerres de boutiques", mais d'appeler à une alliance des "électeurs de droite qui se retrouvent dans les mêmes valeurs", d'"autorité", de "culture française" notamment, a-t-elle expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le

Photo illustration collage affiches election presidentielle de 2027
5min

Politique

Présidentielle : et si les électeurs français étaient moins indécis qu’on ne le pense ?

Une étude de Terra Nova en partenariat avec Cluster 17 sortie ce mercredi étudie la structure de l’électorat français à quelques mois de la présidentielle. Elle décrit des électeurs répartis en cinq blocs politiques. Si la porosité entre eux est possible, elle est plus probable entre blocs voisins. Si aucune majorité ne se dégage des estimations du premier tour, au second, le modèle prédit une victoire de Marine Le Pen dans tous les cas.

Le

Paris: The senate vote on an amendment of a government plan to enshrine the « freedom » to have an abortion in the French Constitution
11min

Politique

« La disparition de François Patriat nous ressoude encore plus » : confiant sur son maintien lors des sénatoriales, le groupe RDPI face à l’après Macron

Avec le décès de François Patriat, qui dirigeait le groupe macroniste depuis sa création en 2017, le RDPI, dont plus de la moitié des membres est renouvelable, aborde les sénatoriales dans des conditions très spéciales. Mais la disparition du fidèle d’Emmanuel Macron vient aujourd’hui resserrer les liens. Des questions se poseront plutôt après la présidentielle, où la « recomposition au centre » pourrait concerner le groupe, qui va avant se trouver un nouveau président. Plusieurs noms circulent.

Le