Fekl (PS): le pari de « séduction » de Macron envers Trump « n’a pas fait bouger les grands sujets »
"Le pari initial" d'Emmanuel Macron de "charme" et de "séduction" envers Donald Trump "n'a pas fait bouger d'un iota les grands...

Fekl (PS): le pari de « séduction » de Macron envers Trump « n’a pas fait bouger les grands sujets »

"Le pari initial" d'Emmanuel Macron de "charme" et de "séduction" envers Donald Trump "n'a pas fait bouger d'un iota les grands...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Le pari initial" d'Emmanuel Macron de "charme" et de "séduction" envers Donald Trump "n'a pas fait bouger d'un iota les grands sujets", a déploré mercredi l'ancien ministre socialiste Matthias Fekl.

"Le pari initial du président Macron qui était de dire on déploie un maximum de charme, un maximum de séduction pour le président américain en le recevant le 14 juillet sur les Champs-Elysées (...) et ensuite en allant en visite d'Etat, pour l'instant, n'a pas fait bouger d'un iota les grands sujets", a regretté l'ancien ministre de l'Intérieur sur RFI.

"Sur l'Iran, nous assistons purement et simplement semble-t-il à un alignement de la diplomatie française sur les demandes américaines. Ce qui est très grave", a-t-il affirmé, alors que le chef de l'Etat est actuellement en visite à Washington.

Emmanuel Macron et Donald Trump ont appelé mardi à un nouvel accord pour contenir les ambitions de l'Iran, peu après que le président américain a qualifié le texte actuel sur le nucléaire de "désastre".

"Nous n'avons pas les mêmes positions de départ sur ce point", a reconnu le chef de l'Etat. Dimanche il avait répété qu'il n'y avait pas "de plan B" pour empêcher l'Iran de fabriquer la bombe.

Défendant un "accord fondamental pour la paix", M. Fekl, chargé des questions internationales au PS, a plaidé pour "une initiative européenne forte", jugeant que "l'accord iranien pourrait perdurer, y compris en cas de retrait des Etats-Unis, si l'Union européenne était crédible sur la scène internationale."

Mardi soir sur franceinfo, l'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon avait lui aussi estimé que la "méthode diplomatique" d'Emmanuel Macron était "aujourd'hui en question".

"Il y avait dans les milieux français, l'espoir que la gentillesse d'Emmanuel Macron, la manière dont il jouait la proximité avec Donald Trump, l'emporterait. Il semblerait que cette tradition issue de Versailles n'a pas eu beaucoup de succès", a-t-il critiqué.

Emmanuel Macron "est obligé de s'aligner sur la position des États-Unis qui dénoncent l'accord" iranien, a déploré M. Hamon, jugeant qu'il fallait "s'inquiéter de la faible résistance qu'aura opposée Emmanuel Macron à cette stratégie de la force qui vise à démolir méthodiquement tout ce qui faisait accord jusqu'ici".

Partager cet article

Dans la même thématique

Fekl (PS): le pari de « séduction » de Macron envers Trump « n’a pas fait bouger les grands sujets »
3min

Politique

« L’enjeu, c’est de choisir entre Rachida Dati et moi » : à Paris, Emmanuel Grégoire installe le match droite-gauche pour rallier à lui les voix de LFI

Le candidat socialiste, en ballotage favorable après le premier tour, veut installer l’idée d’un duel droite-gauche face à Rachida Dati et s’éviter un dispersement des voix de gauche entre sa candidature et celle de Sophia Chikirou (LFI). Il défend sa « cohérence » alors que la droite se met en ordre de bataille pour créer les conditions possibles d’une alternance.

Le

Sophia Chikirou gives a meeting following the results of the first round of France’s 2026 municipal elections
2min

Politique

Sophia Chikirou absente sur BFMTV : les débats relèvent de la « liberté » des chaînes, rappelle l'Arcom

« L'organisation des débats électoraux à la télévision relève de la liberté éditoriale des chaînes », a souligné le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, après les protestations de LFI, dont la candidate à la mairie de Paris, Sophia Chikirou, n'est pas invitée sur BFMTV mercredi soir pour le débat de l’entre-deux-tour à Paris avec Rachida Dati et Emmanuel Grégoire.

Le