Féminicides : A la place de Marlène Schiappa, Laurence Rossignol aurait été « plus modeste »
La secrétaire d’État à l’Égalité Femmes-Hommes a fait un premier point d’étape sur le Grenelle contre les violences conjugales ce mercredi. Mais alors qu’une énième Française a été tuée par son conjoint, la sénatrice socialiste et républicaine Laurence Rossignol modère les avancées du gouvernement.

Féminicides : A la place de Marlène Schiappa, Laurence Rossignol aurait été « plus modeste »

La secrétaire d’État à l’Égalité Femmes-Hommes a fait un premier point d’étape sur le Grenelle contre les violences conjugales ce mercredi. Mais alors qu’une énième Française a été tuée par son conjoint, la sénatrice socialiste et républicaine Laurence Rossignol modère les avancées du gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Si j'étais à sa place, le jour où on compte le 106e féminicide de l'année (...), je serais sûrement un peu plus modeste pour me réjouir du taux de popularité du 39 19 », assène Laurence Rossignol après le point d’étape fait par Marlène Schiappa sur les violences faites aux femmes.

Alors que la secrétaire d’État s’est réjouie de l’utilisation croissante du numéro d’écoute et a pointé une baisse des féminicides depuis la mise en place du Grenelle, la sénatrice de l’Oise ne voit pas les chiffres de cette manière. « Je pense qu'il faut éviter les statistiques sur trois semaines, c'est ridicule. Tout statisticien sait qu’on évite de tirer des conclusions sur les quinze derniers jours. »

Pour Laurence Rossignol, les mesures mises en place ne suffisent toujours pas à enrayer ces violences et à mieux les prendre en charge, malgré la formation spéciale des forces de l’ordre et des magistrats. Elle pointe notamment un problème d’écoute. « J’ai demandé aux ministres Nicole Belloubet et Christophe Castaner de lancer une inspection générale conjointe pour comprendre ce qu’il se passe dans les commissariats, dans les parquets. (…) Le problème, c’est qu’on ne croit pas les femmes ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Féminicides : A la place de Marlène Schiappa, Laurence Rossignol aurait été « plus modeste »
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le