Féminicides : A la place de Marlène Schiappa, Laurence Rossignol aurait été « plus modeste »
La secrétaire d’État à l’Égalité Femmes-Hommes a fait un premier point d’étape sur le Grenelle contre les violences conjugales ce mercredi. Mais alors qu’une énième Française a été tuée par son conjoint, la sénatrice socialiste et républicaine Laurence Rossignol modère les avancées du gouvernement.

Féminicides : A la place de Marlène Schiappa, Laurence Rossignol aurait été « plus modeste »

La secrétaire d’État à l’Égalité Femmes-Hommes a fait un premier point d’étape sur le Grenelle contre les violences conjugales ce mercredi. Mais alors qu’une énième Française a été tuée par son conjoint, la sénatrice socialiste et républicaine Laurence Rossignol modère les avancées du gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Si j'étais à sa place, le jour où on compte le 106e féminicide de l'année (...), je serais sûrement un peu plus modeste pour me réjouir du taux de popularité du 39 19 », assène Laurence Rossignol après le point d’étape fait par Marlène Schiappa sur les violences faites aux femmes.

Alors que la secrétaire d’État s’est réjouie de l’utilisation croissante du numéro d’écoute et a pointé une baisse des féminicides depuis la mise en place du Grenelle, la sénatrice de l’Oise ne voit pas les chiffres de cette manière. « Je pense qu'il faut éviter les statistiques sur trois semaines, c'est ridicule. Tout statisticien sait qu’on évite de tirer des conclusions sur les quinze derniers jours. »

Pour Laurence Rossignol, les mesures mises en place ne suffisent toujours pas à enrayer ces violences et à mieux les prendre en charge, malgré la formation spéciale des forces de l’ordre et des magistrats. Elle pointe notamment un problème d’écoute. « J’ai demandé aux ministres Nicole Belloubet et Christophe Castaner de lancer une inspection générale conjointe pour comprendre ce qu’il se passe dans les commissariats, dans les parquets. (…) Le problème, c’est qu’on ne croit pas les femmes ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Féminicides : A la place de Marlène Schiappa, Laurence Rossignol aurait été « plus modeste »
3min

Politique

Sébastien Lecornu annonce un projet de loi fin juillet pour tripler les peines encourues pour diffusion de faux contenus en période électorale

Interrogé par Claude Malhuret (Horizons) sur le risque de prolifération de contenus politiques créés ou modifiés par l’intelligence artificielle durant la campagne présidentielle, le Premier ministre a annoncé une réponse législative. Selon lui, les « peines aujourd'hui ne sont pas suffisamment dissuasives ».

Le

Féminicides : A la place de Marlène Schiappa, Laurence Rossignol aurait été « plus modeste »
3min

Politique

Narcotrafic : Sébastien Lecornu annonce un projet de loi pour durcir les sanctions du délit de corruption passive

Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le Premier ministre est revenu sur l’action du gouvernement en matière de lutte contre le narcotrafic, en rappelant les tests de dépistage de drogues désormais imposés dans les ministères. Il a annoncé, également, un texte de loi visant à durcir les sanctions des agents de l’Etat qui se rendraient coupables de corruption passive.

Le

Marine Le Pen and Jordan Bardella Visit La Fleche Market
6min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : malgré son pourvoi en cassation, est-elle toujours inéligible comme l'affirment plusieurs juristes ?

Condamnée en appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, Marine Le Pen a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle et son intention de former un pourvoi en cassation. En s'appuyant sur une jurisprudence de 1993, certains juristes affirment pourtant que la députée RN est toujours inéligible car ce pourvoi ferait revivre sa peine d'inéligibilité prononcée en première instance. Explications.

Le