Ferrand a toujours « la confiance » de Philippe malgré les nouvelles accusations dans la presse
Le ministre de la Cohésion des Territoires, Richard Ferrand, garde « la confiance » d'Edouard Philippe malgré de nouvelles accusations publiées dans la presse mardi, a affirmé à l'AFP l'entourage du Premier ministre. Ces nouvelles suspicions de "mélanges des genres" lorsque M. Ferrand dirigeait les Mutuelles de Bretagne altèrent-elles la confiance affichée la semaine dernière par M. Philippe à son ministre? "Non!" a-t-on vigoureusement réagi à Matignon. "Richard Ferrand a la confiance du Premier ministre."  

Ferrand a toujours « la confiance » de Philippe malgré les nouvelles accusations dans la presse

Le ministre de la Cohésion des Territoires, Richard Ferrand, garde « la confiance » d'Edouard Philippe malgré de nouvelles accusations publiées dans la presse mardi, a affirmé à l'AFP l'entourage du Premier ministre. Ces nouvelles suspicions de "mélanges des genres" lorsque M. Ferrand dirigeait les Mutuelles de Bretagne altèrent-elles la confiance affichée la semaine dernière par M. Philippe à son ministre? "Non!" a-t-on vigoureusement réagi à Matignon. "Richard Ferrand a la confiance du Premier ministre."  
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de la Cohésion des Territoires, Richard Ferrand, garde « la confiance » d'Edouard Philippe malgré de nouvelles accusations publiées dans la presse mardi, a affirmé à l'AFP l'entourage du Premier ministre.

Ces nouvelles suspicions de "mélanges des genres" lorsque M. Ferrand dirigeait les Mutuelles de Bretagne altèrent-elles la confiance affichée la semaine dernière par M. Philippe à son ministre? "Non!" a-t-on vigoureusement réagi à Matignon. "Richard Ferrand a la confiance du Premier ministre."

"Aucun des faits rapportés par les médias n'est répréhensible aux yeux de la loi", a fait valoir l'entourage du chef du gouvernement.

Le ministre de la Cohésion des territoires, un ex-socialiste et un rallié de la première heure à Emmanuel Macron, est confronté à une polémique et à des appels à la démission après des informations du Canard enchaîné notamment sur une location immobilière des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne.

Selon l'hebdomadaire satirique, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était alors le directeur général, avaient souhaité en 2011 louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins.

L'entreprise mutualiste avait choisi, entre trois propositions, celle d'une société civile immobilière, non encore constituée, appartenant à la compagne du ministre.

Selon des informations publiées par Le Monde et Mediapart mardi, la compagne de M. Ferrand, qui est avocate, a eu plusieurs contrats auprès de l'entreprise. Et son ex-femme, artiste plasticienne, a également obtenu plusieurs contrats d'aménagement d'intérieur via les Mutuelles de Bretagne, avant et après le divorce du couple.

M. Ferrand a également employé comme assistant parlementaire le compagnon de celle qui lui a succédé à la direction des Mutuelles de Bretagne.

Alors que le gouvernement est en pleine préparation d'une loi sur la moralisation de la vie publique, il n'a cessé de contester toute irrégularité et a exclu de démissionner.

Le Premier ministre, issu de LR, avait renouvelé vendredi sa confiance à M. Ferrand et considéré que les électeurs seraient "juge de paix" aux législatives. "Il n'y a pas de procédure juridictionnelle en cours, il n'y a donc pas une affaire, il y a un débat. Ce débat, il est politique et il sera tranché par ceux qui sont les plus à même et les mieux à même de trancher (...) les électeurs", avait déclaré M. Philippe.

M. Ferrand brigue un second mandat de député, sous l'étiquette de la République en marche (REM), dans la 6e circonscription du Finistère.

Les ministres battus aux législatives devront quitter le gouvernement, selon la règle d'usage confirmée par la présidence Macron.

Partager cet article

Dans la même thématique

Ferrand a toujours « la confiance » de Philippe malgré les nouvelles accusations dans la presse
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le