Ferrand dénonce l’attitude « totalement irresponsable » de Dupont-Aignan qui plaide une « maladresse »
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a dénoncé mardi l'attitude "totalement irresponsable" de Nicolas...

Ferrand dénonce l’attitude « totalement irresponsable » de Dupont-Aignan qui plaide une « maladresse »

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a dénoncé mardi l'attitude "totalement irresponsable" de Nicolas...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a dénoncé mardi l'attitude "totalement irresponsable" de Nicolas Dupont-Aignan, accusé d'avoir proféré samedi une "menace de mort sous condition" par une députée MoDem.

Lors d'une manifestation samedi de riverains de l'aéroport d'Orly victimes de nuisances sonores aériennes, M. Dupont-Aignan a appelé à "ne pas laisser repartir vivants les députés En Marche s'ils votent le texte à l'Assemblée", en référence au projet de loi Pacte qui prévoit la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

Le président de Debout la France, qui avait évoqué lundi un "trait d'humour", s'est défendu mardi en assurant sur Cnews que ses propos n'étaient pas "une vraie menace", mais "peut-être une maladresse". Le député de l'Essonne a assuré qu'il avait ajouté l'adverbe "politiquement" quelques secondes plus tard pour "corriger dans l'instant" son propos. Il s'agissait de "mettre les élus En marche devant leurs responsabilités".

Une députée MoDem du Val-de-Marne, Maud Petit, a annoncé lundi avoir déposé plainte pour "menace de mort sous condition" contre Nicolas Dupont-Aignan.

"Je trouve cela juste totalement irresponsable", a critiqué M. Ferrand sur BFMTV/RMC. M Dupont-Aignan explique le lendemain "que c’est une boutade: soit c’est un humour très médiocre, soit c'est une provocation irresponsable, mais dans les deux cas ce n'est pas acceptable".

"Je considère que toute incitation à la haine doit être poursuivie. Ensuite c'est le parquet qui tranchera, mais je comprends la démarche de cette collègue" qui souhaite porter plainte, a-t-il ajouté.

"Dans le contexte qui est le nôtre, il faut mesurer ses mots et ses actes et ne pas être incendiaire, pyromane, inciter plus avant au climat de détestation entre Français qui, si on n'y prend garde, va s'installer et déboucher sur des drames", a encore averti le président de l'Assemblée.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le