Ferrand est « dans la même position que Fillon » pour Philippe Dominati
Invité de Présidentielle 360, le sénateur LR Philippe Dominati s’est exprimé au sujet de l’affaire Ferrand. Il a également appelé le Président à « remettre à jour la structure antiterroriste » pour mieux faire face à la menace d’attentat.

Ferrand est « dans la même position que Fillon » pour Philippe Dominati

Invité de Présidentielle 360, le sénateur LR Philippe Dominati s’est exprimé au sujet de l’affaire Ferrand. Il a également appelé le Président à « remettre à jour la structure antiterroriste » pour mieux faire face à la menace d’attentat.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

En moins de 24h est née « l’affaire Ferrand ». Un coup dur pour Emmanuel Macron et son gouvernement alors que le chantier sur la moralisation de la vie publique vient d’être lancé, sous la houlette du ministre de la Justice, François Bayrou.

Dans son numéro paru ce mardi, le Canard enchaîné révèle que le ministre de la Cohésion des territoires est à l’origine d’un montage immobilier, un « arrangement familial » à but lucratif selon le journal. Un montage légal, mais de nature à faire douter de sa probité. D’autant qu’il ne s’agit pas de la seule révélation de l’hebdomadaire dévoile que le ministre a employé son fils comme collaborateur parlementaire en 2014. Si Richard Ferrand se dit victime d’une « dénonciation calomnieuse » s’agissant de la première révélation, il a confié sur France Info que « si c’était à refaire il ne le referait pas » concernant l’embauche de son fils.

« Il est dans la même position que Fillon : légalement il a raison mais éthiquement c’est discutable », commente Philippe Dominati. Pour le sénateur LR, il revient désormais « au Président et au Premier ministre de prendre leurs responsabilités ». Ce n’est pas un problème de légalité mais plus un problème de moralité », insiste-t-il.

Pour l’instant, l’exécutif n’envisage pas une démission du ministre. « Il ne saurait en être question », a déclaré Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement.  De son côté, Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche, a assuré sur France Info que le montage immobilier « était connu de tous ». Et d’ajouter : « Il n'y a pas d'argent public qui est en jeu (…) Je comprends que dans la période que nous venons de vivre, où les affaires ont été multipliées, ça provoque un trouble. »

Il faut « remettre à jour la structure antiterroriste »

Lundi, la ville de Manchester a été la cible d’une attaque terroriste revendiquée par l’État islamique. À l’issue du concert d’une jeune chanteuse américaine, un kamikaze s’est fait exploser, faisant 22 morts et des dizaines de blessés. En réaction, Philippe Dominati appelle le Président français à « remettre à jour la structure antiterroriste » de manière à pouvoir faire face au mieux à la menace d’attentat. « Ce qui est nécessaire c’est une restructuration de nos services de renseignement », a-t-il ajouté. Il regrette que « rien n’ait été fait » en ce sens lorsque Bernard Cazeneuve était ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre : « Le système était exactement le même qu’avant la vague d’attentats qui a frappé la France. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le