Ferrand: sentiment que « ce pouvoir se croit absolu », pour Lagarde
Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a souhaité mardi sur France 2 que le parquet ouvre une enquête sur les soupçons...

Ferrand: sentiment que « ce pouvoir se croit absolu », pour Lagarde

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a souhaité mardi sur France 2 que le parquet ouvre une enquête sur les soupçons...
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Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a souhaité mardi sur France 2 que le parquet ouvre une enquête sur les soupçons concernant le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, jugeant que cette affaire "donne le sentiment que ce pouvoir se croit déjà absolu".

"Dans le cas Ferrand, ce qui est grave, c'est qu'il n'y ait pas d'enquête. Depuis hier et les déclarations de l'ancien avocat, je ne comprends pas et je ne comprendrais pas que le parquet ne lance pas une enquête, a déclaré M. Lagarde.

"Il y a quand même quelque chose qui nourrit le soupçon et le soupçon, ça tue la République", poursuit le dirigeant centriste.

"Il y a une chose qui est insupportable, c'est de l'entendre dire, hier: ce sont les électeurs qui trancheront parce que nous sommes en démocratie", estime-t-il.

"On ne peut pas accepter cette espèce d'idée: circulez, il n'y a rien à voir. Ca donne le sentiment que ce pouvoir se croit déjà absolu, qu'il se croit déjà tout permis", selon M. Lagarde.

"On comprend que le président de la République n'ait pas parlé parce qu'il a eu une longue séquence internationale ces jours-ci. Mais maintenant, il serait bien quand même qu'il nous dise ce qu'il pense de ce ministre qu'il a nommé et sur lequel des soupçons s'accumulent", juge-t-il.

Selon Le Canard enchaîné, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était alors le directeur général, avaient souhaité en 2011 louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins. L'entreprise avait choisi, entre trois propositions, celle d'une société civile immobilière, non encore constituée, appartenant à la compagne du ministre.

Cette affaire a été relancée lundi après la publication dans Le Parisien du témoignage d'un ancien bâtonnier de Brest, Alain Castel. Cet avocat dénonce la façon dont Richard Ferrand a procédé à l'acquisition, via la société de sa compagne, d'un immeuble à Brest pour les Mutuelles de Bretagne, parlant d'"enfumage".

"Je considère qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêts", s'est défendu M. Ferrand dans le quotidien, soulignant n'être "ni marié, ni pacsé" avec sa compagne, avec qui il n'a "pas de patrimoine commun".

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