Ferrand sur son fils embauché comme collaborateur: « je ne le referais pas »
Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des regrets concernant l'embauche de son fils...

Ferrand sur son fils embauché comme collaborateur: « je ne le referais pas »

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des regrets concernant l'embauche de son fils...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des regrets concernant l'embauche de son fils quelques mois en tant que collaborateur parlementaire, en ajoutant que "si c'était à refaire", il "ne le referai(t) pas".

"Je vois bien qu'aujourd'hui (...) il y a un rejet total de l'idée qu'un parlementaire puisse embaucher l'un de ses proches. Je ne le referais pas", a insisté le député du Finistère sur franceinfo.

M. Ferrand a indiqué avoir sollicité son fils "un peu au débotté" car il avait "besoin d'un coup de main" entre janvier et mai 2014.

"Mon fils était disponible donc je lui ai demandé si, pendant trois ou quatre mois, il pouvait venir travailler", a-t-il ajouté en précisant qu'il avait "été rémunéré au Smic".

"Ce qu'il a eu à faire, c'était la rédaction de la Lettre du député, tenir différentes choses sur mon blog que j'édite quasiment quotidiennement car je rends compte de ce que je fais. Et il se trouve que mes collaborateurs habituels étaient totalement investis sur autre chose", a souligné ce proche d'Emmanuel Macron.

"Mais je ferai observer que quand mon fils était salarié quatre mois et rémunéré au Smic, les collaborations familiales se chiffraient à plus d'une centaine" au sein de l'Assemblée, a-t-il poursuivi.

Selon l'édition de mercredi du Canard enchaîné, M. Ferrand a versé 8.704 euros brut à son fils pour ces tâches sur l'ensemble de la période.

L'hebdomadaire a également épinglé M. Ferrand pour une affaire immobilière, alors qu'il était encore directeur général des Mutuelles de Bretagne en 2011. L'organisme avait souhaité louer des locaux commerciaux à Brest (Finistère) pour ouvrir un centre de soins et avaient choisi entre trois propositions celle d'une société immobilière appartenant à la compagne de M. Ferrand.

"Il faut revenir sur terre", a exhorté M. Ferrand. "D'un côté, il y a un local qui correspond aux besoins d'une entreprise, de l'autre il y a mon fils qui est disponible et vient me donner un coup de main quatre mois sur un mandat de cinq ans."

"Le parquet financier a montré qu'il n'y avait rien d'illégal, je vous ai montré qu'il n'y avait rien d'immoral. Il n'y a pas d'affaire", a-t-il encore tranché.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le