Fesneau: « que le dialogue se noue » dans le grand débat
Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est dit persuadé dimanche qu'Emmanuel Macron va "trouver les mots"...

Fesneau: « que le dialogue se noue » dans le grand débat

Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est dit persuadé dimanche qu'Emmanuel Macron va "trouver les mots"...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est dit persuadé dimanche qu'Emmanuel Macron va "trouver les mots" pour que "le dialogue se noue" avec en particulier "les gilets jaunes", dans le grand débat qui sera lancé mardi.

"Il y a une exigence: celle de redialoguer avec les Français, poser sur la table un certain nombre de sujets et faire en sorte qu'on puisse avancer avec eux", a déclaré le ministre au lendemain de l'acte 9 des "gilets jaunes", lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Pour qu'on puisse avancer, il faut que les choses puissent se faire dans le respect - le respect qu'on doit aux gens qui portent des revendications, à ceux qui ne les portent pas aussi", et ainsi "qu'on puisse regarder la diversité du peuple français", a souligné ce ministre MoDem.

Dans sa lettre aux Français qui doit être rendue publique lundi, Emmanuel Macron va donner "les élements et le cadre" de ce débat qui est "un élément inédit dans l'histoire française", a relevé M. Fesneau.

Selon lui, "le président de la République va trouver les mots, j'en suis certain, pour faire en sorte que le dialogue puisse se renouer". Il va "dire dans quels principe et dans quelle démocratie nous vivons" et "ce à quoi les Français sont attachés", liberté, égalité, fraternité, notamment.

D'après M. Fesneau, il est possible de "tenir compte de ce que disent les Français en continu et tenir un cap" fixé en 2017 lors de la présidentielle.

Faut-il dissoudre l'Assemblée nationale ? "Il n'y a aucune difficulté à retourner devant les Français mais on ne va pas y retourner dès qu'il y a un écueil", répond le ministre des Relations avec le Parlement.

Et consulter les Français par référendum ? "Je n'ai pas peur du référendum" mais "sur quoi, on verra à l'issue du grand débat", répond-il.

"Il me semble que les questions institutionnelles sont des questions dont nous pouvons saisir directement les Français", développe M. Fesneau en citant le vote blanc, le nombre de parlementaires et la proportionelle.

Il rejette "un référendum avec 28 ou 30 questions", parmi lesquelles le rétablissement de l'ISF demandé par des "gilets jaunes": l'enjeu est celui "de la justice fiscale, au-delà de l'ISF", juge-t-il.

De même sur la limitation à 80 km/h sur les routes, "je vois bien les écueils" et "on a besoin d'évaluer la mesure", ajoute le ministre.

reb/dch

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le