Fesneau: « que le dialogue se noue » dans le grand débat
Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est dit persuadé dimanche qu'Emmanuel Macron va "trouver les mots"...

Fesneau: « que le dialogue se noue » dans le grand débat

Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est dit persuadé dimanche qu'Emmanuel Macron va "trouver les mots"...
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Le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, s'est dit persuadé dimanche qu'Emmanuel Macron va "trouver les mots" pour que "le dialogue se noue" avec en particulier "les gilets jaunes", dans le grand débat qui sera lancé mardi.

"Il y a une exigence: celle de redialoguer avec les Français, poser sur la table un certain nombre de sujets et faire en sorte qu'on puisse avancer avec eux", a déclaré le ministre au lendemain de l'acte 9 des "gilets jaunes", lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Pour qu'on puisse avancer, il faut que les choses puissent se faire dans le respect - le respect qu'on doit aux gens qui portent des revendications, à ceux qui ne les portent pas aussi", et ainsi "qu'on puisse regarder la diversité du peuple français", a souligné ce ministre MoDem.

Dans sa lettre aux Français qui doit être rendue publique lundi, Emmanuel Macron va donner "les élements et le cadre" de ce débat qui est "un élément inédit dans l'histoire française", a relevé M. Fesneau.

Selon lui, "le président de la République va trouver les mots, j'en suis certain, pour faire en sorte que le dialogue puisse se renouer". Il va "dire dans quels principe et dans quelle démocratie nous vivons" et "ce à quoi les Français sont attachés", liberté, égalité, fraternité, notamment.

D'après M. Fesneau, il est possible de "tenir compte de ce que disent les Français en continu et tenir un cap" fixé en 2017 lors de la présidentielle.

Faut-il dissoudre l'Assemblée nationale ? "Il n'y a aucune difficulté à retourner devant les Français mais on ne va pas y retourner dès qu'il y a un écueil", répond le ministre des Relations avec le Parlement.

Et consulter les Français par référendum ? "Je n'ai pas peur du référendum" mais "sur quoi, on verra à l'issue du grand débat", répond-il.

"Il me semble que les questions institutionnelles sont des questions dont nous pouvons saisir directement les Français", développe M. Fesneau en citant le vote blanc, le nombre de parlementaires et la proportionelle.

Il rejette "un référendum avec 28 ou 30 questions", parmi lesquelles le rétablissement de l'ISF demandé par des "gilets jaunes": l'enjeu est celui "de la justice fiscale, au-delà de l'ISF", juge-t-il.

De même sur la limitation à 80 km/h sur les routes, "je vois bien les écueils" et "on a besoin d'évaluer la mesure", ajoute le ministre.

reb/dch

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