Fessenheim: un député dénonce « l’abandon du territoire », Borne parle de « responsabilité »
Le gouvernement, en fermant la centrale nucléaire de Fessenheim, abandonne tout un territoire, a accusé mardi un député LR du...

Fessenheim: un député dénonce « l’abandon du territoire », Borne parle de « responsabilité »

Le gouvernement, en fermant la centrale nucléaire de Fessenheim, abandonne tout un territoire, a accusé mardi un député LR du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement, en fermant la centrale nucléaire de Fessenheim, abandonne tout un territoire, a accusé mardi un député LR du Haut-Rhin, ce à quoi la ministre de la Transition écologique a répondu en évoquant "la responsabilité" de l'exécutif et un "événement historique".

A quelques jours de l'arrêt définitif samedi du premier réacteur de la doyenne des centrales nucléaires françaises, Raphaël Schellenberger, député et président d'une mission d'information sur le suivi de la fermeture du site, tout juste mise en place à l'Assemblée nationale, reste opposé à la fermeture d'"un outil productif performant". Il a alerté lors d'une conférence de presse sur "les conséquences" pour le territoire, faisant le constat d'une "incapacité à un rebond immédiat".

"L'Etat n'est pas au rendez-vous", a-t-il dit, dénonçant "le probable abandon" de l'installation d'un "technocentre" consacré aux déchets métalliques à Fessenheim. La ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, avait émis le mois dernier des doutes sur ce projet d'EDF.

Avec l'arrêt de la centrale, M. Schellenberger a pointé la suppression de "plus de 2.000 emplois" directs ou indirects, l'impact sur les commerces ou l'immobilier. "A l'échelle européenne", il a évoqué des risques pour l'approvisionnement énergétique de la région, au vu de fermetures de centrales électriques prévues également en Allemagne et en Suisse.

Répondant à ce député mardi lors de la séance de questions à l'Assemblée nationale, Mme Borne a estimé que cette décision "incarne l'écologie de responsabilité portée par le président de la République (...) depuis 2017".

"Tenir nos promesses, nous le faisons avec cet événement historique", a-t-elle déclaré.

"Transformer profondément (notre modèle énergétique), nous le faisons, en engageant avec cette fermeture la réduction à 50% de la part du nucléaire (dans la production électrique, ndlr) d'ici 2035, parce qu'on ne peut pas dépendre d'une seule et unique technologie. Et dans le même temps nous développons massivement les énergies renouvelables", a-t-elle argué.

"Accompagner les Français et les territoires dans cette transition nous le faisons", a-t-elle encore dit, évoquant les multiples déplacements de ses secrétaires d'Etat, le "contrat de territoire" signé début 2019 ou l'engagement à reclasser les salariés d'EDF dans le groupe.

"Nous sommes pleinement mobilisés pour faire de cette transition une réussite pour le territoire", a assuré la ministre.

Le député Schellenberger a indiqué que la mission qu'il préside commencerait ses auditions jeudi et se rendrait à Fessenheim après les élections municipales de mars. Elle prévoit un rapport intermédiaire en juillet, avant un rapport complet "d'ici 10 ou 11 mois".

La fermeture du second réacteur de Fessenheim est prévue en juin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le

Paris : session of questions to the government at the Senate
4min

Politique

Décentralisation : un rapport du Sénat remis au Premier ministre

Afin d’accompagner Sébastien Lecornu vers son engagement d’un grand acte de décentralisation, Gérard Larcher avait fait parvenir le 31 octobre la contribution du Sénat. Le document que Public Sénat a pu consulter appelle à consacrer un principe de différentiation et d’autonomie fiscale des collectivités.

Le