Fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans: la jeune métisse incarnant la Pucelle traverse la ville à cheval
A cheval et revêtue d'une armure, Mathilde Edey Gamassou, cinquantième incarnation de Jeanne d'Arc lors des fêtes johanniques...

Fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans: la jeune métisse incarnant la Pucelle traverse la ville à cheval

A cheval et revêtue d'une armure, Mathilde Edey Gamassou, cinquantième incarnation de Jeanne d'Arc lors des fêtes johanniques...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

A cheval et revêtue d'une armure, Mathilde Edey Gamassou, cinquantième incarnation de Jeanne d'Arc lors des fêtes johanniques célébrées chaque printemps à Orléans, a parcouru mardi matin, comme le veut la tradition, les rues du centre-ville, symbolisant la chevauchée historique de la libératrice de la ville.

Le choix parmi 250 candidates de Mathilde Edey Gamassou par le comité d'organisation avait suscité sur les réseaux sociaux un déferlement de commentaires injurieux des tenants de la droite identitaire en raison des origines, béninoises par son père et polonaises par sa mère, de la jeune fille.

Le procureur de la république avait rapidement ouvert une enquête préliminaire pour "provocation publique à la discrimination et la haine raciale".

La jeune-fille "répond aux quatre critères de choix que nous nous sommes fixés: résider à Orléans depuis dix ans, être scolarisée dans un lycée orléanais, être catholique et donner du temps aux autres", avait expliqué la présidente du comité Jeanne d'Arc lors de la désignation de Mathilde Edey Gamassou.

Les fêtes johanniques, qui célèbrent la victoire en avril 1429 de la Pucelle sur les Anglais qui assiégeaient Orléans, se déroulent cette année du 28 avril au 8 mai.

Les festivités se sont ouvertes dimanche en fin de journée, notamment par l'accueil de Jeanne et de son escorte à l'une des portes de la ville, symbolisant son entrée dans Orléans.

Le point d'orgue des festivités, qui se poursuivent toute la semaine, sera mardi prochain, le 8, dernier jour des célébrations, avec notamment un hommage à Jeanne d'Arc, marqué entre autres par un nouveau cortège commémoratif, emmené par la jeune Mathilde. Le premier ministre Edouard Philippe est attendu à cette occasion.

Mathilde Edey Gamassou, 17 ans, élève de 1ère, pratique l'escrime et le chant lyrique au conservatoire d'Orléans.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le