Feu vert de l’Assemblée à l’ouverture de nouveaux bars en zone rurale
L'Assemblée nationale a donné son feu vert jeudi à l'unanimité à l'ouverture de nouveaux bars dans les campagnes, via la remise...

Feu vert de l’Assemblée à l’ouverture de nouveaux bars en zone rurale

L'Assemblée nationale a donné son feu vert jeudi à l'unanimité à l'ouverture de nouveaux bars dans les campagnes, via la remise...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée nationale a donné son feu vert jeudi à l'unanimité à l'ouverture de nouveaux bars dans les campagnes, via la remise en circulation de licences IV, dans une optique de "revitalisation rurale".

Les députés ont adopté un amendement du gouvernement en ce sens au projet de loi sur la vie des maires, examiné en première lecture.

L'amendement prévoit que durant trois ans, une licence IV pourra être créée par déclaration auprès du maire, dans les communes de moins de 3.500 habitants n'en disposant pas actuellement. Cette licence ne pourra ensuite faire l'objet d’un transfert au-delà de l’intercommunalité concernée.

Le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé en septembre ces "licences de revitalisation", parmi des dizaines d'autres dispositions dans le cadre de "l'agenda rural".

L'amendement prévoit en outre de revenir à un cadre principalement départemental pour les transferts de licences IV en général, et non plus un cadre régional, ce qui a conduit à vider les territoires moins attractifs de leurs licences.

Ces mesures sont "attendues de longue date" et issues d'un "long travail pluridisciplinaire", a défendu dans l'hémicycle le ministre chargé des Collectivités Sébastien Lecornu.

"Ce n'est pas seulement une question de développement économique mais de lien social, de lien intergénérationnel", a souligné Daniel Labaronne (LREM), rappelant que les licences IV sont passées de 200.000 dans les années 60 à 40.000 aujourd'hui, concentrées dans les grandes villes. Plusieurs députés, de LR à l'UDI-Agir, sont également intervenus en soutien.

L'Assemblée a en outre adopté un amendement LR qui renforce le pouvoir des maires en matière d’amende administrative, en cas de non-respect des horaires d’interdiction de vente d'alcool à emporter prévus par la commune. Le maire pourra désormais infliger une amende administrative de 500 euros (contre 38 euros jusqu'alors).

Jeudi le principal syndicat patronal de l'hôtellerie-restauration, l'Umih, s'est félicité du vote de cet amendement, "résultat d’un travail fructueux depuis plus de deux ans" entre son organisation et la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives (MILDECA)".

Ce travail commun porte sur la "mise en œuvre du plan d'actions global contre les drogues en direction des jeunes, dans le cadre de la révision du Code de la Santé Publique", précise un communiqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Illustrations Senat
3min

Politique

Municipales : pourquoi le scrutin aura un impact sur les sénatoriales ?

Ils sont près de 162 000, votent à bulletin secret et ne peuvent pas s’abstenir. Députés, élus locaux et surtout représentants des conseils municipaux composent le collège des « grands électeurs », chargés d’élire les sénateurs. Ce mode de scrutin, propre à la Ve République, façonne durablement les équilibres politiques nationaux en donnant un rôle central aux élus locaux et en inscrivant les rapports de force territoriaux au cœur du Parlement.

Le

Paris: vote 1er tour elections municipales
1min

Politique

Municipales 2026 : qu’est ce que la prime majoritaire ?

Le code électoral définit les modalités d’attribution des sièges du conseil municipal, chargé d’élire le maire lors de sa première réunion. Retour sur le principe de la « prime majoritaire », qui permet à la liste arrivée en tête d’occuper la majorité des sièges du conseil municipal.

Le

Illustration of the posters for the 2026 municipal elections
2min

Politique

Municipales 2026 : que risque-t-on en déchirant une affiche électorale ?

A l’approche d’un second tour des élections municipales incertain dans de nombreuses villes, les affiches électorales des candidats sont fréquemment la cible de détracteurs. La loi française interdit pourtant toute atteinte aux affiches électorales : que risque celui qui tague ou déchire une affiche ?

Le