Filippetti dénonce une « purge politique » au PS
L'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti a dénoncé lundi sur CNews une "purge politique" au PS, après l'envoi par la...

Filippetti dénonce une « purge politique » au PS

L'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti a dénoncé lundi sur CNews une "purge politique" au PS, après l'envoi par la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancienne ministre de la Culture Aurélie Filippetti a dénoncé lundi sur CNews une "purge politique" au PS, après l'envoi par la fédération de Moselle d'un courrier lui signifiant sa "sortie" du parti.

"J'ai l'impression qu'il y a vraiment un mouvement presque de purge politique avec ceux qui ont défendu une ligne plus à gauche" que celle du parti ces dernières années, a expliqué Mme Filippetti, membre de l'aile gauche du parti et ancienne porte-parole du candidat à la présidentielle Benoît Hamon.

"Il n'y a pas que dans ma fédération qu'il y a des opérations comme ça", a-t-elle ajouté, sans plus de précisions.

"C'est la tentation dans les organisations qui sont mal en point d'être encore plus sectaires, encore plus refermées sur elles-mêmes", a déploré l'ancienne députée de Moselle, redevenue enseignante.

Interrogée sur sa volonté ou non de rester au PS, alors que Benoît Hamon et certains de ses proches l'ont quitté pour fonder le "Mouvement du 1er Juillet" (M1717), Mme Filippetti s'est dite surtout intéressée par la création d'une force politique "à l'échelle européenne".

"Je suis très intéressée par Diem25", le mouvement créé par l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Aurélie Filippetti s'est vue signifier son exclusion du PS après son soutien à une liste socialiste dissidente lors des dernières sénatoriales.

Auprès de l'AFP, elle a dénoncé lundi une méthode "scandaleuse". "Ce n'est pas un premier fédéral qui exclut. J'ai été porte-parole de trois candidats à la présidentielle, et il y a un respect du contradictoire", a-t-elle souligné.

Elle a aussi protesté contre un "deux poids-deux mesures", alors que "ceux qui ont dit qu'ils avaient voté Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle n'ont pas été exclus".

"Les macronistes ont toujours table ouverte au PS, voire siègent au Bureau national", a-t-elle souligné.

C'est par exemple le cas de l'ancienne secrétaire d'Etat Juliette Méadel, revenue au BN du PS le 2 octobre, au grand dam du président du Mouvement des Jeunes Socialistes Benjamin Lucas qui avait quitté la réunion pour signifier son désaccord.

Partager cet article

Dans la même thématique

Filippetti dénonce une « purge politique » au PS
5min

Politique

Affaire Lyhanna : « Les hommes se servent, utilisent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité », dénonce la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le