Filippetti (PS) dénonce le soutien de Delanoë à Macron
Aurélie Filippetti, porte-parole de Benoît Hamon, a dénoncé mercredi le soutien de l'ancien maire PS de Paris Bertrand Delanoë à...

Filippetti (PS) dénonce le soutien de Delanoë à Macron

Aurélie Filippetti, porte-parole de Benoît Hamon, a dénoncé mercredi le soutien de l'ancien maire PS de Paris Bertrand Delanoë à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Aurélie Filippetti, porte-parole de Benoît Hamon, a dénoncé mercredi le soutien de l'ancien maire PS de Paris Bertrand Delanoë à Emmanuel Macron, une "trahison par rapport au vote massif des électeurs" de la primaire socialiste élargie, selon elle.

"C'est une trahison par rapport au vote massif des électeurs de la primaire", a fustigé la députée de Moselle sur RTL, rappelant les "60% d'électeurs à Paris qui ont voté pour Benoît Hamon, ville dont Bertrand Delanoë a été maire et où Anne Hidalgo, la maire, soutient ardemment Benoît Hamon", a-t-elle poursuivi.

Mercredi matin, l'ex-édile de la capitale et figure historique du PS a apporté son soutien à Emmanuel Macron.

"Le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions de socialiste, réformiste, européen, réaliste, c'est Emmanuel Macron", a-t-il déclaré sur France Inter, appelant à "donner le maximum de force au premier tour au candidat qui peut battre Mme Le Pen".

Bertrand Delanoë prend ainsi ses distances avec Anne Hidalgo, "une femme libre", juge-t-il, qui soutient Benoît Hamon. M. Delanoë a en revanche précisé qu'il restait "totalement solidaire avec l'orientation politique de la mairie de Paris aujourd'hui".

"C'est aussi une grande hypocrisie d'utiliser l'argument du Front national", a dit Mme Filippetti. "Dans tous les cas de figure, que ce soit Benoît Hamon, François Fillon ou Emmanuel Macron, les sondages les donnent gagnants au second tour", a-t-elle ajouté.

"On a l'impression qu'il y a une génération de dirigeants socialistes qui (...) ne veulent pas passer la main", a-t-elle lancé.

"Ils ont toujours défendu le libéralisme, Bertrand Delanoë le premier. Ils ne supportent pas que le libéralisme soit désavoué par les électeurs de gauche. Donc ils vont chercher un candidat, Emmanuel Macron, qui incarne parfaitement ce libéralisme", a-t-elle conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Current affairs question session with the government – Politics
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : le Parti socialiste lance ses troupes dans la bataille pour conserver sa place de second groupe au Sénat

À un peu plus de trois mois du renouvellement de la moitié du Sénat, le Parti socialiste a dévoilé une première vague de 73 candidats et chefs de file dans les départements concernés par le scrutin du 27 septembre 2026. Fort de son implantation locale consolidée lors des dernières municipales, le PS entend défendre ses positions et préserver sa place de deuxième groupe de la Haute Assemblée.

Le

Chômage après une rupture conventionnelle : le Sénat rétablit la réduction de la durée d’indemnisation
5min

Politique

Centres communaux d’action sociale : un amendement du Sénat fait craindre « une casse du système de solidarité »

Un amendement de la droite sénatoriale soutenu par le gouvernement dans le cadre de l’examen du projet de loi de Simplification des normes, prévoit de rendre facultative la création de centres communaux d’action sociale (CCAS). La majorité sénatoriale défend le principe de libre administration des collectivités, quand la gauche dénonce une future casse du système de solidarité.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le