François Fillon, candidat Les Républicains à la présidentielle, en difficulté depuis les révélations sur les emplois présumés fictifs de sa femme et de deux de ses enfants, déjeune ce mercredi avec Nicolas Sarkozy, avant de se rendre à Compiègne (Oise).
"Je vais déjeuner demain avec Nicolas Sarkozy avec qui je me suis entretenu ce matin", a déclaré mardi François Fillon lors d'une intervention devant les députés LR à l'occasion de leur réunion de groupe à l'Assemblée nationale, selon des participants.
Le déjeuner a été confirmé dans l'entourage de M. Sarkozy, défait au premier tour de la primaire organisée par le parti de droite en novembre: "François Fillon a contacté aujourd'hui Nicolas Sarkozy, il souhaitait le voir. Le déjeuner aura lieu demain (rue de) Miromesnil" à Paris, où l'ancien président de la République a ses bureaux.
Nicolas Sarkozy le 20 novembre 2016 à Paris
POOL/AFP/Archives
M. Fillon se rendra ensuite à Compiègne pour un déplacement sur le thème de la sécurité avant une réunion publique à 19H00, a indiqué son entourage.
Un autre déplacement pourrait avoir lieu vendredi, a-t-on indiqué de même source.
Alors que le candidat connaît depuis trois semaines de régulières manifestations d'hostilité lorsqu'il se déplace, une réunion publique qui avait été envisagée jeudi à Limoges n'aura pas lieu.
"Nous avons abandonné l'idée d'un déplacement dans cette zone géographique en raison des vacances scolaires", qui auront lieu dans cette zone du 18 février au 5 mars inclus. "Cela se fera après le 4 mars à Clermont-Ferrand plutôt qu'à Limoges sur recommandation de Brice Hortefeux", a indiqué l'entourage du candidat LR.
Mediapart a publié jeudi des éléments d'authentification qualifiés de « scientifiques » des messages antisémites datant de 2013, attribués à Jordan Bardella, grâce à une extraction d'archives Facebook, certifiée par un huissier. Le président du RN a de nouveau démenti être l'auteur, mais sa défense devient délicate, selon des experts.
Au lendemain d'une journée de heurts dans de nombreuses villes, le mouvement lycéen se poursuit sous haute surveillance. À la mi-journée, 564 établissements étaient perturbés, tandis qu'Edouard Geffray recevait syndicats et associations pour tenter de renouer le fil.
Suites aux violences de ce jeudi, quatre cents lycées sont fermés aujourd'hui par les autorités et de nombreux cours assurés en distanciel. Le mouvement des lycées se poursuit toutefois sous haute tension, alors que le ministre de l’Éducation rencontrait ce matin les syndicats et associations lycéennes.
Aux commandes du Rassemblement démocratique et social européen depuis 2023, la sénatrice des Hautes-Pyrénées conserve la présidence du groupe. Ses pairs l'ont reconduite à l'unanimité, ce vendredi 2 octobre.